AVC : une découverte scientifique ouvre la voie à une meilleure prévention

Une équipe de chercheurs espagnols a mis en lumière une découverte prometteuse qui pourrait, à terme, améliorer la prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’une des principales causes de décès et de handicap dans le monde. Leur étude révèle le rôle clé d’une protéine peu connue, appelée stanniocalcine 2 (STC2), dans la formation des caillots sanguins responsables de nombreux AVC.

Les scientifiques ont observé que cette protéine intervient dans le fonctionnement des plaquettes, des cellules du sang chargées d’arrêter les saignements. Lorsque ces plaquettes s’activent de manière excessive, elles peuvent former des caillots qui obstruent les vaisseaux sanguins et empêchent le sang d’atteindre le cerveau, provoquant ainsi un AVC.

Selon les résultats de l’étude, publiée dans la revue scientifique International Journal of Molecular Sciences, les personnes présentant de faibles niveaux de STC2 auraient des plaquettes plus « réactives », donc plus susceptibles de former des caillots dangereux. À l’inverse, un niveau normal de cette protéine contribuerait à un meilleur équilibre de la coagulation.

Cette découverte est importante car elle pourrait permettre, à l’avenir, de mieux repérer les personnes à risque d’AVC, grâce à un simple dosage biologique. La STC2 pourrait ainsi devenir un indicateur précoce, venant compléter les facteurs de risque déjà connus comme l’hypertension, le diabète ou le cholestérol élevé.

Les chercheurs évoquent également des perspectives thérapeutiques nouvelles. Agir sur cette protéine pourrait aider à limiter la formation de caillots sans recourir systématiquement à des traitements anticoagulants lourds, qui comportent parfois des effets secondaires importants, notamment des risques de saignement.

Même si ces résultats sont encourageants, les scientifiques soulignent que cette avancée reste pour l’instant au stade de la recherche. D’autres études seront nécessaires avant de transformer cette découverte en outil médical concret. Elle marque néanmoins un pas important vers une prévention plus ciblée et plus efficace des AVC, fondée sur une meilleure compréhension des mécanismes biologiques du corps humain.

Ouiza Lataman