La sensibilisation à l’endroit des femmes en termes de dépistage du cancer du sein marque fortement ce mois d’octobre. Prenant part à cette dynamique, l’hôtel Mercure a organisé une journée au profit de ses employées, une journée organisée en collaboration avec la clinique du Val et notre journal Esseha.

« Je profite de cette occasion pour inviter toutes les femmes à se faire dépister et à ne pas se délaisser ou avoir peur parce que c’est généralement la peur qui nous pousse à retarder ou à éviter de consulter et de dépister ce cancer », a déclaré une représentante de l’hôtel Mercure avant d’inciter les femmes à se débarrasser de la peur et à les rassurer : « Il y a de très bonnes chances de guérison, cela nous a été confirmé par le médecin, Dr Abdelouahab qui a été parmi nous aujourd’hui et qui nous a éclairés quant à ce sujet ».
De son côté, Dr Amina Abdelouahab, sénologue au CPMC de l’hôpital Mustapha Bacha, a assuré qu’elle sera présente pendant tout ce mois pour « faire du forcing » comme elle l’a indiqué et pour convaincre les femmes quant à la nécessité de se faire dépister.
« Il faut qu’on parle de cette maladie, parce que cette maladie, on peut l’éviter. Au risque de me répéter, j’insiste sur le dépistage précoce », a-t-elle souligné, invitant les femmes âgées de 40 ans et plus à faire une mammographie.
Pendant la conférence qu’elle a animée en direction du personnel de l’hôtel Mercure, Dr Amina Abdelouahab a mis l’accent « sur le cancer du sein, les facteurs de risque, les moyens d’éviter les gros traitements, les grosses dépenses (…) et la grosse déprime qui est due à la maladie ».
Elle a encore une fois souligné qu’elle sera là où il faudra sensibiliser, pendant tout le mois et même au-delà « parce que le cancer du sein, ce n’est pas que le mois d’Octobre, c’est toute l’année ».

M. Mustapha Dahmani, employé à l’hôtel Mercure et ayant travaillé pendant 23 ans au service sénologie du CPMC, a témoigné pour sa part quant à l’utilité du dépistage précoce du cancer du sein en affirmant que des femmes qui font partie de sa famille ont vécu cette expérience.
« Cette période que j’ai passé au CPMC avec les malades m’a permis de bien connaître cette maladie et de la vivre à travers les malades », a-t-il mentionné, continuant son intervention sur l’expérience de certaines de ses proches.
« Ma sœur, ma cousine et la femme de mon oncle ont eu le cancer du sein et grâce à Dieu et grâce au dépistage précoce, elles ont eu de bons résultats ».
Rachida Merkouche
