Cancer du sein propagé au cerveau : Mise au point d’une nouvelle façon de cibler la tumeur

Un anticancéreux déjà existant serait un potentiel traitement au cancer du sein métastatique qui s’est propagé au cerveau : c’est le fruit d’une étude menée par des chercheurs de l’Université de médecine et des sciences de la santé (RCSI) et du Beaumont RCSI Cancer Center (BRCC) en Irlande.

La majorité des décès causés par le cancer du sein sont la plupart du temps résultants d’une rechute qui engendre la diffusion des tumeurs aux organes du corps. Cependant, lorsque la propagation s’étend au cerveau, le cancer secondaire est connu comme étant particulièrement agressif ne laissant plus que quelques mois à vivre aux patients. A ce jour, le traitement principal pour ce genre de maladie reste la radiothérapie ou la chirurgie : « le succès de la chirurgie dépend de l’emplacement de la tumeur dans le cerveau. La tumeur peut atteindre différentes régions du cerveau », fait savoir le professeure Léonie Young, chercheure principale de l’étude. L’étude du RCSI s’est centrée sur le suivi génétique de l’évolution de la tumeur à mesure qu’elle se déplaçait jusqu’au cerveau. Les chercheurs ont constaté qu’à ce niveau, près de la moitié des tumeurs connaissent des changements dans la façon dont elles réparent leur ADN, ces changements les rendraient vulnérables à un type de médicament connu sous le nom d’inhibiteur de la PARP (les inhibiteurs de la PARP sont une nouvelle classe de médicaments agissant sur les mécanismes de réparation de l’ADN). Les inhibiteurs de la PARP opèrent en empêchant les cellules cancéreuses de réparer leur ADN ce qui entraîne leur mort. « Il existe des options de traitement inadéquates pour les personnes atteintes d’un cancer qui s’est propagé au cerveau et la recherche axée sur l’élargissement des options de traitement est urgente. Notre étude représente un développement important afin de se rapprocher d’un potentiel traitement pour les patients atteints de cette complication dévastatrice du cancer du sein » a expliqué le Pr Young.

 

Alyssa Boutnaf

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