Les affaires réglementaires s’imposent désormais comme un maillon stratégique du développement de l’industrie pharmaceutique nationale. C’est le principal message porté lors de la 2e édition de la Conférence annuelle des pharmaciens des établissements pharmaceutiques (CAPEP 2026), organisée sous l’égide de l’Association nationale des pharmaciens algériens (ANPHA).
Cette édition a été marquée par le lancement du Fisrt Algerian Regulatory Forum, une initiative qui place la réglementation au centre des enjeux de compétitivité et d’accès aux médicaments.
Pour le Dr Boualem Faycal Pharmacien, membre de l’ANPHA et également Président du comité d’organisation de la CAPEP, cette rencontre traduit une nouvelle vision du rôle des affaires réglementaires. « Les Affaires réglementaires ne doivent pas être considérées comme un ensemble d’exigences administratives mais plutôt comme un levier de compétitivité et de disponibilité du médicament », a-t-il affirmé au micro d’Esseha.
Selon lui, cette orientation s’inscrit dans la dynamique engagée par les pouvoirs publics pour renforcer l’industrie pharmaceutique nationale et consolider la souveraineté du pays en matière de produits de santé. « Nous avons voulu rejoindre la dynamique lancée par les autorités dans l’ambition de lancer une industrie pharmaceutique compétitive et d’assurer la souveraineté nationale en termes de produits pharmaceutiques », a-t-il encore expliqué.
Le responsable a également insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue entre tous les intervenants de la chaîne pharmaceutique, depuis la recherche jusqu’à la fabrication, l’approvisionnement et la distribution. « Chaque acteur a un rôle à un jouer et la collaboration de tous permettra de mettre à la disposition des patients un médicament sûr et efficace », a souligné le Dr Boualem Fayçal, rappelant que l’objectif de la conférence est d’« apporter des solutions qui permettent de mettre à disposition des produits de santé, sans rupture pour les patients algériens ».
De son côté, le Dr Abdellah Boulekroune, vice-président de l’ANPHA, a rappelé que l’association s’est, dès sa création en 2020, investie dans les principaux dossiers liés à l’industrie pharmaceutique. Il a mis en avant les progrès réalisés par l’Algérie, estimant que le pays « arrive à couvrir 70% de ses besoins nationaux en médicaments par la production nationale », tout en précisant que « l’arsenal réglementaire est en train de suivre au fur et à mesure des développements de cette industrie ».
Pour autant, plusieurs chantiers restent ouverts, notamment en matière de dispositifs médicaux et d’essais cliniques. C’est dans cette optique que la CAPEP réunit chaque année industriels, spécialistes des affaires réglementaires et experts du Market Access afin de « se voir, échanger, sortir avec des recommandations et avancer ensemble ».
Le Dr Boulekroune a également annoncé que des recommandations élaborées par les experts de l’ANPHA seront prochainement soumises aux autorités concernées, à la CNAS ainsi qu’à l’ensemble des parties prenantes. il a enfin souligné le rôle fédérateur de l’association qui rassemble des pharmaciens issus de tous les secteurs d’activité, avant d’annoncer la signature, en marge de la conférence, d’une convention de partenariat avec le Centre de pharmacovigilance.
Hassina Amrouni