Dernièrement et après amélioration significative de la situation sanitaire, les autorités sanitaires du pays ont donné leur feu vert pour la relance des opérations de transplantation d’organes. Mais quel processus suit les équipes médicales spécialisées pour prélever et transplanter les organes humains du mort au vivant, en Algérie ?
Le processus passe par trois étapes importantes :
Le premier est un diagnostic précis et la confirmation de la mort cérébrale. Cette tâche s’effectue au niveau des services de réanimation. Dans ce sens, et selon un médecin spécialiste, l’Agence Nationale de Greffe coordonne avec 20 centres de réanimation à travers les hôpitaux hospitalo-universitaires.
Des normes scientifiques nationales très précises ont été établies pour prouver la mort cérébrale. Les médecins doivent s’assurer que le patient ne respire pas et que les médecins et les spécialistes pratiquent la respiration artificielle au moyen d’appareils.
Le patient doit être en salle de réanimation et dans un coma profond. Et l’on doit être sûr de façon qui ne permet aucun doute que les cellules chargées d’oxygéner le cerveau sont arrêtées définitivement.
L’équipe médicale spécialisée fait un test au niveau du système respiratoire qui alimente le corps en oxygène. Deux enregistrements avec l’appareil Acifulgram sont effectués pendant 30 minutes et avec un intervalle horaire de 4 heures, jusqu’à ce qu’on s’assure qu’il existe une ligne droite qui confirme que le cerveau a cessé d’accomplir ses tâches une fois pour toutes.
L’équipe médicale fait aussi recours à l’utilisation d’un scanner au niveau du cerveau pour s’assurer que le cerveau a cessé de remplir ses fonctions.
Pr Omar Boudehane, chef de service de réanimation au CHU de Constantine explique dans une émission sur Radio Constantine que ce sont là des normes mondialement applicables pour l’annonce par l’équipe médicale de la mort cérébrale du patient.
“ Lorsque nous enregistrons un cas de mort cérébrale au niveau du service de réanimation , nous effectuons des analyses très précises des organes qui peuvent être donnés”, dit le professeur qui ajoute que dans le dispositif et jusqu’à présent, les reins et le foie peuvent être prélevés et transplantés.
“ Les greffes de rein sont connues pour être répandues et très réussies au niveau de la plupart des établissements hospitalo-universitaires. Quant à la greffe de foie, elle se fait uniquement à l’hôpital militaire de Constantine et de la capitale”, affirme Pr Boudehane.
Afin de préserver la sécurité des organes donnés, l’équipe médicale effectue des analyses biologiques et écologiques.
Après la vérification de l’exactitude et de la sécurité de toutes ces normes sanitaires,l’équipe médicale arrive au stade de l’intervention chirurgicale après examen de chaque dossier.
L’équipe chirurgicale doit consulter la famille du patient et obtenir l’approbation et de l’autorisation de prélever et de transplanter ces organes,avant de passer au bloc.
Le temps nécessaire pour conserver les organes donnés des morts aux vivants, est de moins de 72 heures pour les reins. MComme pour le prélèvement et la greffe de foie, il n’est pas possible que le délai dépasse 24h au plus tard.
Le problème actuel est la réticence des familles à donner les organes de leurs morts cérébraux . Ce qui a conduit à l’enregistrement de très peu de cas de prélèvement et de transplantation d’organes des morts sur des vivants. D’où l’importance d’une grande campagne de sensibilisation.
Nora S