Les gels ou liquides hydro-alcooliques sont au cœur de la stratégie de lutte contre le coronavirus et de ce fait, ils font l’objet de toutes les attentions avec une demande de fabrication qui a explosé depuis le début de la pandémie du Coronavirus. « Il y a eu pas moins de 37 nouvelles licences pour la fabrication du gel hydro-alcoolique entre mars et avril » indique le Dr Belmahi Mohamed Habib chef de service toxicologie au CHU de Constantine chargé du contrôle de conformité de ces produits avant la commercialisation et ce, sur réquisition de la Direction du commerce qui exige le certificat de conformité pour le test d’irritation cutanée.
Le Dr Belmahi Mohamed Habib souligne que «50% des gels hydro-alcooliques commercialisés au niveau des magasins de cosmétique ne sont pas entièrement conformes» d’ailleurs les différentes saisines opérées par les brigades mixtes dernièrement l’attestent.
Le 11 avril dernier, près de 5000 flacons de gels contrefaits ont été saisi à Hamma Bouziane à Constantine. Le chef de service de toxicologie explique les gels fabriqués par les opérateurs locaux sont soumis à un contrôle rigoureux et que le « la moitié des gels reçus au niveau du laboratoire pour contrôle de conformité se sont avérés non conformes de par leur composition ».
Il est à savoir que pour fabriquer ce gel, il faut de la glycérine, l’eau distillée, l’eau oxygénée H202 et l’alcool à 70°. « En analysant ces gels, nous avons trouvé que le degré d’alcool était inférieur à 70°, compris entre 45 et 50° et, à ce niveau, l’alcool n’a pas le pouvoir antibactérien voulu » et d’ajouter « Nous avons observé également dans certains cas l’absence de glycérine qui a été remplacée par des gélifiants non conformes ou de nature indéterminée.»
Souheila Betina