Du World CleanUp Day aux hôpitaux algériens : la salubrité au service de la santé globale

 

À l’occasion du World Cleanup Day, célébré ce 20 septembre, la question de l’hygiène environnementale prend une dimension qui dépasse largement le simple nettoyage des espaces publics. La salubrité des milieux de vie constitue aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique, notamment face aux risques infectieux liés aux déchets, à la contamination de l’eau et des sols ainsi qu’à la prolifération de certains vecteurs de maladies.

Dans les villes comme dans les zones rurales, l’accumulation des déchets et la multiplication des dépôts sauvages peuvent favoriser la présence de rongeurs, d’insectes et d’autres vecteurs susceptibles de participer à la transmission de maladies. À cela s’ajoutent les risques liés à la contamination microbiologique des différents milieux, qui peuvent contribuer à la propagation d’agents infectieux.

Le maintien d’un environnement propre constitue ainsi l’un des moyens de réduire certains facteurs favorisant la transmission des infections. La collecte régulière des déchets, l’assainissement des espaces publics et l’entretien des lieux de vie participent à la prévention et contribuent, plus largement, à limiter la pression exercée par certaines pathologies sur le système de santé.

Cette approche rejoint également les préoccupations liées à l’hygiène dans les établissements de soins. En Algérie, les pouvoirs publics ont institué ces dernières années une Journée nationale de l’hygiène hospitalière, consacrant une attention particulière à la propreté et à la sécurité sanitaire des structures de santé.

L’objectif est notamment de renforcer les pratiques d’hygiène dans les établissements hospitaliers, de prévenir les infections associées aux soins et de sensibiliser les professionnels ainsi que les usagers à l’importance d’un environnement sanitaire maîtrisé.

Cette initiative nationale entre ainsi en résonance avec l’esprit du World Cleanup Day. Dans les deux cas, le principe est le même : la propreté des milieux de vie ne relève pas uniquement de considérations esthétiques. Elle constitue également un élément de prévention des risques sanitaires.

De l’espace public à l’hôpital, en passant par les lieux de travail et les quartiers résidentiels, l’hygiène environnementale repose donc sur une responsabilité collective. Les campagnes de nettoyage peuvent contribuer à améliorer durablement le cadre de vie, mais leur impact sanitaire dépend surtout de la régularité de la collecte des déchets, de l’assainissement, du respect des règles d’hygiène et de la continuité des actions de prévention.

À travers cette convergence entre mobilisation citoyenne et politiques de santé publique, le nettoyage de l’environnement s’inscrit progressivement dans une démarche plus large : agir en amont pour réduire les facteurs de risque et protéger la santé de la population.

Nouhad Ourebzani