Elle ne fait pas de bruit. Elle ne provoque ni douleur franche, ni symptôme évident. Et pourtant, l’Hypertension artérielle est l’une des premières causes de maladies cardiovasculaires dans le monde.
Souvent découverte par hasard, lors d’une consultation de routine, elle s’installe progressivement, sans alerter. La pression exercée par le sang sur les parois des artères augmente, lentement, jusqu’à devenir excessive. Mais le corps s’adapte. Il compense. Il ne signale rien.
C’est précisément ce silence qui la rend dangereuse.
Car pendant des années, l’hypertension agit en profondeur. Elle fragilise les vaisseaux, altère les organes, accélère le vieillissement cardiovasculaire. Le cœur travaille davantage, les artères se rigidifient, le cerveau et les reins subissent une pression continue.
Et lorsque les complications apparaissent, il est souvent trop tard pour parler de prévention.
Accidents vasculaires cérébraux, infarctus, insuffisance rénale : ces événements ne sont pas des ruptures soudaines. Ils sont l’aboutissement d’un déséquilibre ancien, longtemps ignoré.
En Algérie comme ailleurs, l’hypertension reste sous-diagnostiquée et parfois insuffisamment suivie. Beaucoup de patients vivent avec une tension élevée sans le savoir. D’autres interrompent leur traitement dès que les chiffres se stabilisent, pensant être “guéris”.
Mais l’hypertension ne se guérit pas. Elle se contrôle. Et ce contrôle repose sur une condition simple : la connaître.
Ouiza Lataman