Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, effectue du 6 au 9 juillet une visite de travail à Copenhague, au Danemark, dans le cadre d’une mission technique auprès de la division des approvisionnements du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). À la tête d’une délégation de haut niveau, cette visite s’inscrit dans la continuité des initiatives lancées lors de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et de technologies de santé, organisée à Alger en novembre 2025.
Cette mission vise notamment à concrétiser les engagements pris à l’issue de cette conférence, qui avait débouché sur plusieurs initiatives destinées à renforcer l’intégration africaine dans le domaine de la production pharmaceutique et à consolider la sécurité sanitaire du continent.
La délégation algérienne comprend également la représentante de l’UNICEF en Algérie, Katarina Johansson, le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Algérie, Fanuel Habimana, la représentante de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) en Algérie, Hassiba Sayeh, ainsi que l’ambassadeur d’Algérie au Danemark, Mohamed Aïnseur.
Au cœur des échanges figure le projet de création, en Algérie, d’un **centre régional d’approvisionnement en médicaments essentiels produits localement**. Ce projet stratégique ambitionne de faire de l’Algérie une plateforme régionale capable d’assurer l’approvisionnement de plusieurs pays africains en médicaments essentiels.
Selon le ministère, cette initiative repose sur les capacités industrielles développées ces dernières années par le secteur pharmaceutique algérien. L’Algérie a considérablement renforcé son outil de production et s’impose désormais comme un acteur majeur de l’industrie pharmaceutique en Afrique. Les entreprises algériennes représenteraient ainsi près d’un tiers des établissements de production pharmaceutique du continent.
Les discussions ont également porté sur les perspectives de coopération avec les partenaires internationaux, notamment l’OMS et l’UNICEF, afin de mettre en place des mécanismes durables garantissant l’approvisionnement des pays africains en médicaments essentiels fabriqués en Algérie.
À travers ce projet, les autorités entendent renforcer les chaînes régionales d’approvisionnement, améliorer la résilience des systèmes de santé africains face aux crises sanitaires et conforter le rôle de l’Algérie comme pôle régional de production pharmaceutique au service de la sécurité sanitaire du continent.
Nouhad Ourebzani