Journée mondiale du lupus : Une maladie rare mieux comprise

Depuis 2004, la Journée du 10 mai est dédiée au lupus, une maladie rare touchant environ 5 millions de personnes dans le monde.
Touchant principalement les femmes entre l’adolescence et la ménopause, le lupus est une maladie auto-immune qui attaque les articulations et la peau mais qui peut s’étendre à tous les autres organes.
Evoqué sous d’autres noms par Hippocrate, Galien, Raazes ou encore Avicenne, à leurs époques respectives, le lupus (mot latin qui signifie loup) apparaît sous cette appellation pour la toute première fois dans la littérature médicale en 916 après J.C.
On distingue deux formes de lupus : le lupus induit, c’est-à-dire provoqué par la prise prolongée de certains médicaments et le lupus spontané.
Concernant ce dernier, le lupus peut être cutané avec une atteinte limitée à la peau, sans risque vital. Il peut être aussi systémique et toucher plusieurs organes (peau, articulations, reins, coeur, vaisseaux, …)
Les causes du lupus sont méconnues mais les chercheurs qui se penchent depuis des décennies sur cette maladie rare parlent de causes immunogénétiques et environnementales (lire aussi notre article paru le 5 mai 2022).
Concernant les symptômes, la maladie débute par une fatigue, parfois de la fièvre, des douleurs articulaires, des signes cutanés, des douleurs thoraciques, un essoufflement…
Dans certains cas, une manifestation mono symptomatique est annonciatrice du début de la maladie, comme une atteinte de la peau favorisée par une exposition au soleil ou aux ultraviolets.
Dans certains cas, la maladie débute par des douleurs articulaires inflammatoires (enraidissement d’abord des mains et des poignets) qui vont même jusqu’à gêner le sommeil. Le lupus peut également être déterminé par une inflammation touchant les feuillets qui entourent le poumon (pleurésie) ou le coeur (péricardite). Quant à l’atteinte rénale, elle s’exprime par la présence de protéines ou de globules rouges dans les urines.
Enfin, la maladie peut se manifester par d’autres signes plus rares comme une atteinte neurologique, psychique, digestive (pancréatite, hépatite…), cardiovasculaire (atteinte des valves du coeur, inflammation du muscle cardiaque à type de myocardite, thrombose artérielle ou veineuse).
Le diagnostic de la maladie repose sur la confrontation des signes cliniques et biologiques, toutefois, il peut se passer plusieurs mois avant qu’un diagnostic formel soit établi.
En l’absence de traitement, le lupus évolue par poussées, entrecoupé de périodes d’accalmies. Mais il faut savoir que cela n’est pas sans danger sur certains organes comme les reins ou le cerveau. Lorsque le malade est sous traitement, l’évolution du lupus se fait généralement vers la rémission, avec disparition des signes cliniques et amélioration de certains signes biologiques.

Hassina Amrouni

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accept Read More