En ce 29 octobre 2021, plus de 50 pays célèbrent la 18ème Journée mondiale du psoriasis. Organisée par l’International Federation of Psoriasis Associations (IFPA), cette journée est dédiée aux personnes souffrant de psoriasis ou d’arthrite psoriasique du monde entier.
Placée cette année sous le thème « United, now act» – Être unis – unis sans frontières », l’édition 2021 se veut « une plateforme d’information et de partage pour les malades, les groupes d’intérêt et les organisations de membres qui unissent leurs forces pour répondre aux demandes et aux besoins des 125 millions de personnes souffrant de cette maladie de par le monde ».
En Algérie, il n’existe actuellement pas de chiffres officiels mais les spécialistes estiment qu’environ 1 million d’Algériens souffriraient de psoriasis.
Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique caractérisée par des plaques rouges, en relief et bien délimitées, recouvertes de squames blanchâtres, ou d’une fine pellicule argentée qui se détache facilement. Le psoriasis est dû au renouvellement accéléré et excessif de la couche la plus superficielle de la peau (4 à 5 jours au lieu de 28 jours habituellement).
On considère aujourd’hui que le psoriasis est une maladie auto-immune qui se développe chez des personnes ayant une prédisposition génétique et sous l’influence de facteurs externes ou facteurs dits favorisants parmi lesquels le stress, les facteurs environnementaux, le surpoids, certaines infections ORL, le stress…
Touchant presque toutes les parties du corps (mains, genoux, cuir chevelu, visage, coudes, plantes des pieds, abdomen…, le psoriasis est une maladie qui évolue par poussées, entrecoupées par des périodes de rémissions qui peuvent parfois durer des années.
La maladie entraîne dans son sillage des comorbidités comme l’arthrite psoriasique qui touche entre 10 et 30 % des malades ayant un psoriasis. Elle se manifeste par des atteintes aux ongles, des articulations et de la colonne vertébrale. Autres maladies pouvant avoir un lien causal avec la maladie, les pathologies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, le diabète sucré, la sécheresse oculaire (syndrome sicca)… et il y a aussi la dépression !
Il faut savoir, en effet, que le psoriasis impacte de façon significative la qualité de vie des malades, notamment lorsque les plaques sont visibles, entrainant un sentiment de honte. Très fréquentes dans ces-là, la stigmatisation et la discrimination sociales sont de ce fait très difficiles à accepter. Il faut savoir qu’environ 45 % des malades atteint de psoriasis se sont déjà entendus dire : « est-ce que vous êtes contagieux ? » Ces préjugés persistants entraînent un repli social, un état dépressif et parfois même des pensées suicidaires.
Si la maladie est considérée par l’OMS comme une maladie incurable, il n’en demeure pas moins que certains existent pour soulager les symptômes. En Algérie, il existe plusieurs thérapeutiques dont les traitements locaux (Corticoïdes, analogues de la vitamine D, Émollients…), la photothérapie (PUVAthérapie) et les traitements généraux (Methotrexate, Retinoidothérapie Ciclosporine).
Pour ce qui est des traitements innovants, la biothérapie a permis une avancée considérable dans la prise en charge du psoriasis.
Enfin, il faut préciser que le psoriasis est considéré en Algérie comme une maladie chronique et donc les thérapeutiques spécifiques au psoriasis sont remboursées par la CNAS.
Hassina Amrouni