La ménopause précoce expose les femmes au risque de la démence

Avoir la ménopause qu’on qualifie de précoce, autrement dit avant l’âge de 40 ans, est un phénomène qui pourrait avoir des conséquences sur la santé. C’est ce que prévient une étude présentée à la conférence de l’American Heart Association.

Selon les chercheurs qui ont examiné, lors de leur travail, les données de 153 291 femmes, avancent que les femmes ménopausées avant 40 ans sont plus susceptibles de développer une démence plus tard dans la vie que celles ménopausées à 50 ans. « Tous les types de démence ont été pris en compte que ce soit la maladie d’Alzheimer, la démence vasculaire, etc », précisent-ils.

De l’exposé de l’étude en question, il en ressort que les femmes ménopausées avant 40 ans étaient 35 % plus susceptibles de développer une démence. Et celles qui l’étaient avant 45 ans étaient 1,3 fois plus susceptibles de développer une démence avant l’âge de 65 ans.

« Notre étude a révélé que les femmes ménopausées très tôt courent un plus grand risque de développer une démence plus tard dans la vie. Être consciente de ce risque accru peut aider les femmes à pratiquer des stratégies de prévention de la démence et à travailler avec leurs médecins pour surveiller de près leur état cognitif à mesure qu’elles vieillissent », recommande Wenting Hao, candidat à l’Université du Shandong à Jinan, en Chine.

Les chercheurs indiquent que la ménopause, après l’âge de 50 ans, n’impacte plus le risque de démence.
L’autre point évoquée dans cette étude est que les femmes post-ménopausées sont plus à risque d’accident vasculaire cérébral que les femmes pré-ménopausées mais les chercheurs n’ont pas trouvé d’association entre l’âge au moment de la ménopause et le risque de démence vasculaire.

« La démence peut être prévenue et il existe plusieurs manières de réduire le risque de démence. Cela comprend l’exercice de routine, la participation à des activités de loisirs et éducatives, ne pas fumer, ni boire d’alcool, maintenir un poids de forme, avoir un apport suffisant en vitamine D, et dans certains cas, prendre une supplémentation en calcium », conseille Wenting Hao.

Pour expliquer le lien possible entre la ménopause précoce et la démence, les chercheurs évoquent la baisse des niveaux d’œstrogènes. « Nous savons que le manque d’œstrogène à long terme augmente le stress oxydatif, ce qui peut augmenter le vieillissement du cerveau et entraîner des troubles cognitifs », précise l’étude.

Synthèse : Ali Djaber

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