En marge du Symposium de lancement des prothèses auditives REXTON, organisé par Celluloplast Production, plusieurs audioprothésistes ont livré au micro d’Esseha, leurs impressions sur cette nouvelle offre et sur les enjeux actuels de la prise en charge de la surdité en Algérie.
Pour Mohamed Fawzi Slimani, audioprothésiste, l’appareillage auditif demeure au cœur du parcours thérapeutique du patient malentendant. Il rappelle que « l’appareillage auditif est l’outil premier pour prendre en charge le patient », soulignant l’importance de disposer de matériels fiables et performants. Il salue à ce titre l’introduction de la marque REXTON sur le marché algérien à travers la société Celluloplast. Selon lui, cette représentation ouvre des perspectives positives pour les professionnels et les patients, notamment en matière d’accès à l’audioprothèse » et affirme placer sa confiance dans son évolution future, particulièrement avec l’intégration des nouvelles technologies et l’intelligence artificielle.
Abdesslam Sahraoui, également audioprothésiste, met en avant la diversité de la gamme présentée lors de ce symposium. Il explique que REXTON propose « une technologie d’appareillage numérique capable de pallier à toutes les surdités qu’elles soient légères, moyennes, sévères ou profondes », et ce, à travers différents types de dispositifs, qu’ils soient intra-auriculaires ou contours d’oreille. Il insiste, par ailleurs, sur l’importance du rôle du médecin ORL dans le parcours du patient. Selon lui, la préparation et la sensibilisation du patient constituent une étape essentielle, notamment lorsqu’il s’agit d’un enfant. Il précise que « le retard de l’appareillage chez l’enfant peut entraîner d’autres handicaps », rappelant ainsi la nécessité d’une prise en charge précoce.
Sonia Arkouga, audioprothésiste, estime pour sa part que les nouvelles prothèses présentées « allient performance, solidité et fiabilité ». Elle souligne également la discrétion croissante des appareils, y compris chez les très jeunes patients. Elle évoque son expérience récente avec un nourrisson de 18 mois atteint d’une surdité profonde, indiquant qu’après quelques mois d’appareillage, « l’enfant réagit très bien et les parents sont très satisfaits ». Elle insiste enfin sur l’importance du dépistage et du suivi auditif régulier, conseillant de ne pas attendre l’installation complète de la surdité et de procéder à des « contrôles périodiques même en l’absence de gêne apparente au moins tous les deux ans et ce, même si on pense qu’on entend très bien ».
Hassina Amrouni