Le CHU d’Oran réussit sa première greffe de cellules souches : un espoir pour les malades atteints de maladies du sang

 

Dans une étape marquante illustrant le progrès constant du système de santé national, M. Majid Achouri, directeur général du Centre Hospitalier Universitaire d’Oran, a supervisé une cérémonie de distinction organisée par le service d’hématologie, à l’occasion de la guérison complète du premier patient ayant bénéficié d’une greffe de cellules souches au sein de l’unité récemment ouverte aux malades.

Cet accomplissement dépasse la simple réussite médicale. Il s’agit d’un fruit né d’une vision à long terme et de l’engagement collectif de compétences nationales qui ont choisi, avec abnégation, de faire du citoyen le centre de tout progrès.

Une initiative nationale et un travail collectif

L’unité de greffe de cellules souches, aujourd’hui devenue un véritable acquis pour les patients atteints de maladies du sang et de cancers, a vu le jour grâce à une initiative du professeur Touhami El Hadj, ancien chef du service d’hématologie. Il en a posé les premières bases, avant que le professeur Redha Massaoudi, chef actuel du service, ne poursuive le travail avec efficacité, entouré de ses équipes médicales, paramédicales et administratives.

Cette expérience démontre une fois encore que la continuité du travail, appuyée par une coordination efficace entre les différents acteurs de l’hôpital, est la clé des réalisations concrètes.

Une reconnaissance méritée aux artisans de l’ombre

Le professeur Touhami El Hadj, à l’origine du projet, a tenu à assister personnellement à l’événement pour rendre un vibrant hommage à toutes les équipes ayant contribué à la concrétisation de cette unité. Ce geste hautement symbolique illustre l’éthique du secteur de la santé et l’esprit d’équipe qui unit ses professionnels.

Ce succès n’appartient pas à un seul individu ou groupe, mais constitue une victoire collective de l’hôpital public et de ses personnels, qui ont fait de leur mission un engagement quotidien au service du citoyen.

Un appui direct à la dimension humaine de la santé publique

L’ouverture de cette unité spécialisée marque un tournant important dans la prise en charge médicale. Désormais, de nombreux patients souffrant de pathologies graves peuvent recevoir des traitements de pointe dans leur région, sans devoir se déplacer ailleurs dans le pays ou à l’étranger, allégeant ainsi le poids psychologique, social et économique pesant sur eux et leurs familles.

Cette unité ne représente donc pas qu’un ajout technique, mais bien une réalisation concrète du principe d’équité en santé et de proximité des soins, tel que voulu par les hautes autorités du pays.

Un modèle à suivre à l’échelle nationale

Ce qui a été accompli à Oran ne constitue pas seulement une avancée locale, mais bien un exemple inspirant pour l’ensemble du territoire national. Dans un contexte de réformes en profondeur du secteur de la santé, cette réussite prouve que les compétences algériennes, encadrées par une volonté politique claire, peuvent relever les plus grands défis.

Le CHU d’Oran, à travers cette réussite, démontre que miser sur l’humain, en particulier sur les ressources nationales, est un pari gagnant, et que chaque succès médical est avant tout une victoire pour les valeurs de solidarité, de rigueur et de dévouement.

Ce qui s’est produit au CHU d’Oran n’est pas un simple événement ponctuel, mais bien une étape lumineuse sur le long chemin du développement médical. Il suffit de constater l’espoir retrouvé dans le regard des patients pour comprendre que l’Algérie, à travers ses institutions de santé, avance à pas sûrs vers des réalisations de haute qualité, au service de la nation et de ses citoyens.

Nora S.