Le Ramadhan est la période propice pour entretenir l’organisme et le débarrasser des toxines dont il est accablé. Certes, nous sommes appelés, et c’est dans notre intérêt, à faire attention en permanence à notre nourriture et à manger sain et équilibré.
Mais pendant le mois de jeûne, notre corps tire profit du répit que nous lui donnons pour se dégraisser et se nettoyer, et nous devons en profiter et en faire une habitude.
Au lieu de cela, nous gavons notre estomac après la rupture du jeûne et lui faisons subir une grande torture, ce qui bien sûr inflige des souffrances à notre organisme.
A quoi sert-il d’encombrer la table d’aliments comportant plus de méfaits que de bienfaits, et de la quitter tourmenté physiquement et l’estomac porté comme un lourd fardeau ?
Le mois du jeûne est celui des fritures par excellence. La préférence va plutôt au bourek frit dans l’huile que cuit au four, et des aliments composant certains plats sont d’abord passés dans l’huile.
C’est aussi celui où on se permet tous les excès. Toutes sortes de jus et de boissons gazeuses semblent être obligatoires tant elles sont présentes sur la table. A ce genre de nourriture succèdent ce qu’on appelle des douceurs alors qu’elles sont loin de l’être pour la santé (qalb ellouz, zlabia et autres sucreries).
Il faut ajouter que le plus malheureux dans cette situation créée par les adultes en connaissance de cause, c’est que les enfants y sont inclus.
Avec ce genre de comportement alimentaire, on ne court pas seulement le risque de prendre du poids (risque d’obésité même), mais aussi celui de la survenue de diverses pathologies (diabète, maladies cardiovasculaires et/ou rénales, maladies digestives, cancers…). Des risques qu’on peut éviter grâce à une alimentation plus simple et saine.
Rachida Merkouche