Le Pr Samia Zekri, à propos du pied diabétique : « Elaboration d’un guide pour une meilleure prise en charge du malade »

En marge d’une journée consacrée à la prise en charge du pied diabétique, Esseha s’est rapprochée du Pr Samia Zekri, professeur hospitalo-universitaire en médecine interne qui a donné quelques précisions concernant le guide sur le pied diabétique dont l’élaboration a nécessité l’engagement pendant plus de deux ans d’une équipe de professionnels.

Avoir fait partie de l’équipe qui est derrière la réalisation de ce guide, le Pr Zekri s’est dite « heureuse » de sa réalisation car, selon elle, ce guide va permettre une prise en charge effective du malade et surtout lui éviter d’être « remballé d’une structure à une autre jusqu’à arriver à un stade tardif et n’avoir que la possibilité d’une amputation ».

Considérant le pied diabétique, comme un « un grand problème de santé publique », le Pr Zekri a indiqué qu’en tant que professionnels de la santé, il leur « tenait à cœur de faire quelque chose pour ces malades ». Aujourd’hui, un pas positif a été franchi puisque « les autorités sanitaires l’ont érigé (le pied diabétique, ndlr) au rang de priorité. Ce qui veut dire qu’elles vont être derrière, qu’elles vont mettre une organisation en place ». Même engouement de la part des professionnels, tel que l’a également relevé le Pr Samia Zekri. Le malade va pouvoir tirer satisfaction de ce « véritable combat » mené par des professionnels de la santé en sa faveur.

Le Pr Samia Zekri a, par ailleurs, affirmé qu’à travers un cahier de charges, il est expliqué « aux directeurs des structures sanitaires, ce qu’il faut pour monter des unités + diabétique+ ». « Nous allons monter ces unités, au moins une dans chaque wilaya, pour que les malades n’aient pas à traverser tout le pays pour atterrir, pour la plupart d’entre-eux, en cause de désespoir, à Alger », a-t-elle précisé.

La spécialiste a conclu, en notant qu’« il y a le travail en multidisciplinarité » où « des réunions de concertation, avec des experts » seront tenues « pour proposer des traitements pour les cas complexes pour éviter des amputations et elles sont évitables ».

Hassina Amrouni