Le Sel: Ami ou Ennemi? Dr Yacine Benkaci Dévoile les Clés d’une Consommation Équilibrée

Dans une déclaration sur le canal d’Esseha.dz, le Dr Yacine Benkaci, spécialiste en médecine interne, a fait savoir qu’« une carence en iode entraîne des maladies de la thyroïde, en particulier la maladie d’Hashimoto, des nodules ou un goitre », aussi, a-t-il conseillé de consommer « du sel marin car parce qu’il est riche en iode », tout en respectant les doses recommandées pour ne pas nuire à notre santé.

Le Dr Benkaci a, à ce titre, précisé que l’ajout de sel en cuisine doit se faire « quand la marmite est en train de bouillir et ne plus ressaler quand le plat est prêt car le sel a plus de difficultés à se diluer ».

Pour savoir que nous n’avons pas dépassé les doses admises, le spécialiste a noté que « l’un des marqueurs indiquant que nous consommons trop de sel, c’est lorsqu’on constate que notre tension artérielle est élevée », car, a-t-il affirmé « 30% des hypertensions artérielles sont volo-dépendantes ». Autre signe à prendre en considération et qui doit servir d’alerte c’est « la rétention hydrosodée. C’est-à-dire que quand on voit qu’on commence à gonfler, que ce soit au niveau des chevilles, ou que l’on a un visage bouffi, le matin au réveil, on doit faire le point par rapport à notre consommation de sel. Par ailleurs, quand on se pèse, par exemple, une fois par mois, et que l’on constate que l’on a pris 3 ou 4 kg, sans raison évidente, il se pourrait que l’on ait développé ce qu’on appelle la masse hydrique, c’est-à-dire que l’on a retenu beaucoup d’eau. A ce moment-là, on doit faire le point par rapport à notre consommation de sel pour être en équilibre parfait ».

Cependant, a souligné le Dr Yacine Benkaci, toutes les personnes ne sont pas logées à la même enseigne et la consommation en sel n’est pas identique pour tout le monde. « Il y a une catégorie de personnes qui doit manger salé, ce sont les gens qui ont de petites tensions artérielles. Par exemple, certaines jeunes filles ont une tension qui tourne autour de 8 ou 9, ce qui entraine des malaises, des syncopes,… Ces jeunes filles doivent manger salé parce que, si elles restent avec un régime sans sel strict, elles risquent de faire des décompensations, tomber et se blesser, il faut donc être particulièrement attentif et les encourager à manger du sel ». Enfin, a-t-il encore relevé « il y a une catégorie de personnes chez qui la consommation de sel doit être extrêmement prudente, ce sont les personnes qui ont une insuffisance cardiaque. Pour elles, le régime au niveau du sel doit être bien évalué et, éventuellement discuté avec un nutritionniste ». Il a conclu qu’« en dehors de ces cas de figure, il faut du sel, en petite quantité puisqu’il permet d’apporter de l’iode dont on a besoin pour faire fonctionner l’organisme et la thyroïde ».

Pour rappel, l’OMS recommande aux adultes de ne pas consommer plus de 5 g de sel par jour, soit un peu moins d’une cuillère à café. Concernant les enfants, la quantité admise, c’est 2 g de sel par jour.

L’OMS conseille, pour réduire notre consommation de sel au quotidien, de manger des aliments frais et peu transformés, d’opter pour des produits à faible teneur en sodium (moins de 120 mg/100 g de sodium), de cuisiner sans ajouter de sel mais aussi d’assaisonner nos plats en utilisant des herbes aromatiques et des épices plutôt que du sel, de limiter l’utilisation des sauces, vinaigrettes et autres produits tout prêts, de limiter la consommation d’aliments transformés et, enfin, de ne pas poser la salière sur la table.

Hassina Amrouni