Les exportations pharmaceutiques algériennes ont atteint près de 52 millions de dollars en 2025

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a annoncé, mardi 20 octobre 2026 à Alger, que les exportations algériennes de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux ont atteint près de 52 millions de dollars en 2025, avec des livraisons vers 33 pays, dont 18 pays africains. Un bilan encourageant, qui reste toutefois en deçà des capacités réelles de production nationale, selon le ministre.

Cette annonce a été faite à l’occasion d’une journée d’étude et de formation consacrée à l’exportation des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux, organisée par le ministère de l’Industrie pharmaceutique sous le thème : « Exportation des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux : procédures, mécanismes de facilitation et accompagnement des opérateurs économiques ».

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la politique nationale visant à développer l’industrie pharmaceutique et à renforcer les capacités des entreprises algériennes à accéder aux marchés internationaux. Elle a réuni des représentants des secteurs et organismes concernés par les opérations d’exportation, ainsi que des opérateurs économiques spécialisés dans la fabrication de médicaments et de dispositifs médicaux.

Dans son intervention, Wassim Kouidri a souligné que cette initiative s’inscrit dans les efforts de l’État pour promouvoir les exportations hors hydrocarbures, conformément à la vision stratégique du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. L’objectif est de faire de l’industrie pharmaceutique un véritable levier de développement économique et un instrument de consolidation de la souveraineté sanitaire nationale.

Le ministre a également insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour développer les exportations du secteur. Il a rappelé que cette démarche implique l’ensemble des institutions publiques, des organismes concernés et des entreprises pharmaceutiques, dont les capacités de production leur permettent à la fois de répondre aux besoins du marché national et de conquérir de nouveaux débouchés à l’étranger.

Au-delà de la diversification des revenus issus des exportations, le développement de cette activité représente un enjeu de création de valeur ajoutée et de renforcement de la contribution de l’industrie pharmaceutique à la croissance économique nationale et au développement du continent africain.

Le ministre a, par ailleurs, mis en avant les retombées du Congrès ministériel africain sur la production locale de médicaments et les technologies de santé, accueilli par l’Algérie en novembre 2025. La conclusion de contrats d’exportation de produits pharmaceutiques algériens vers plusieurs pays à cette occasion témoigne, selon lui, de la confiance accordée aux médicaments fabriqués en Algérie.

Pour accélérer cette dynamique, la journée d’étude a été structurée autour de trois axes principaux : le cadre réglementaire, les procédures et les aspects financiers, ainsi que l’accompagnement des opérateurs et l’accès aux marchés extérieurs. L’objectif est de mieux informer les entreprises sur les exigences liées à l’exportation, de faciliter leurs démarches et de leur permettre de mieux préparer leurs projets à l’international.

Wassim Kouidri a appelé les opérateurs économiques à participer activement aux échanges, à exposer leurs préoccupations et à formuler des propositions concrètes. Il les a également invités à anticiper la préparation de leurs projets d’exportation, en affirmant que le ministère de l’Industrie pharmaceutique et l’Agence nationale des produits pharmaceutiques mettront à leur disposition l’accompagnement technique et réglementaire nécessaire à toutes les étapes de leurs démarches.

Alors que les exportations pharmaceutiques algériennes commencent à se structurer sur plusieurs marchés, le défi consiste désormais à transformer le potentiel industriel national en une présence plus importante et durable à l’international, notamment sur les marchés africains.

Nouhad Ourebzani