Maladie chronique touchant 6,5% de la population mondiale, la stéatohépatite non alcoolique également connue sous le nom de maladie du foie gras fait l’objet de nombreuses études scientifiques. La dernière en date, fort prometteuse, fait état de la mise au point d’un traitement qui pourrait changer la vie des malades souffrant de cette pathologie.
L’étude en question réalisée par une équipe de chercheurs de l’Université du Michigan aux États-Unis et parue le 10 avril 2023 dans la revue Cell Metabolism, révèle qu’un traitement a été mis au point pour traiter les formes sévères de la maladie, induite par une accumulation de graisse abdominale ou un diabète de type 2.
Le traitement en question, baptisé DT-109 est un composé d’acides aminés à base de glycine appelé « tripeptide ». Les chercheurs l’ont injecté à des primates et souris souffrant de cette maladie et ils ont constaté que ce dernier « aurait inversé l’accumulation de graisse et aurait par conséquent, empêché la progression de la fibrose, en stimulant la dégradation des acides gras et la formation d’antioxydants au niveau du foie ».
Selon Eugene Chen, auteur principal de l’étude et Frederick G. L. Huetwell : « Depuis des années, les scientifiques tentent de mettre au point un médicament pour traiter la maladie du foie gras, mais de nombreuses tentatives n’ont pas apporté d’amélioration ou ont soulevé des problèmes de sécurité lors des essais cliniques (…). Le traitement réussi de primates non humains avec notre médicament candidat, le DT-109 nous rapproche plus que jamais du traitement des millions de personnes souffrant de cette maladie (…) Nous pouvons désormais envisager d’évaluer le DT-109 en tant que médicament candidat potentiel pour le traitement de la stéatohépatite non alcoolique ».
Synthèse Hassina Amrouni