« Nassiha li sihatik »: Bienfaits du jeûne selon le Pr Kamel Kadri

Dans un récent épisode de « Nassiha li sihatik », le Pr Kamel Kadri, spécialiste en médecine interne, a mis en lumière les multiples avantages du jeûne pour la santé. Il a expliqué que cette pratique permet de « mettre au repos des organes essentiels tels que le foie, l’estomac et la vésicule biliaire, offrant ainsi à l’organisme une opportunité de se détoxifier ». Le jeûne favorise également l’élimination du glycogène par le foie et réduit la production d’acide chlorhydrique par l’estomac. De plus, il contribue à améliorer certaines affections, renforce le système immunitaire et régule les troubles lipidiques comme le cholestérol et les triglycérides, tout en aidant à contrôler l’hypertension artérielle.
Le Pr Kadri a également souligné que « le jeûne offre une occasion propice pour abandonner des habitudes néfastes, telles que le tabagisme, et pour les personnes en surpoids, c’est une opportunité de perdre du poids ». Cependant, il met en garde contre la tentation de compenser les heures de jeûne par une suralimentation lors de la rupture du jeûne. Il recommande « une alimentation variée et équilibrée, incluant des glucides, des protéines, des fruits, des légumes et des produits laitiers, consommés avec modération », précisant que « bien manger ne signifie pas trop manger, mais manger mieux ».
Lors de la rupture du jeûne, le Pr Kadri déconseille de commencer par une boisson trop froide, afin d’éviter un choc thermique potentiellement dangereux. Il recommande également d’éviter les aliments très chauds pour les mêmes raisons. Les viandes trop grasses sont à proscrire, car elles sont une source d’obésité et peuvent causer des maladies cardiovasculaires. De plus, leur digestion est lente et mobilise une grande partie de l’énergie corporelle. Il est donc préférable de privilégier les viandes blanches et de veiller à une bonne hydratation tout au long de la soirée.
Pour les personnes diabétiques, le Pr Kadri « conseille une vigilance particulière concernant la consommation de fruits, notamment les dattes ». Il souligne que « deux dattes équivalent à un fruit, et qu’une seule datte suffit pour permettre à l’organisme de redémarrer après le jeûne ».
Hassina Amrouni