Dans le cadre des orientations du ministère de la Santé visant à améliorer la prise en charge des patients et à développer la chirurgie de pointe, le Centre hospitalo-universitaire d’Oran a marqué une étape importante avec la reprise de la programmation des opérations d’implant cochléaire. Cette initiative, menée sous la supervision de la Direction de la santé et de la population de la wilaya d’Oran, traduit une volonté affirmée de renforcer l’offre de soins spécialisés et de répondre aux besoins croissants en matière de santé auditive.
Le lancement de ce programme s’est déroulé en présence de plusieurs responsables du secteur, dont le directeur de la santé de la wilaya d’Oran, Kaci Abdellah, ainsi que le directeur général du CHU d’Oran, Achouri Madjid. À leurs côtés, le professeur Korti Nazim, directeur des activités médicales et paramédicales, a également pris part à cet événement, accompagné des chefs de services des urgences médicales et de chirurgie pédiatrique de l’établissement.
Sur le plan médical, cette reprise a mobilisé des compétences nationales de haut niveau dans un esprit de coordination et de collaboration interhospitalière. Les interventions chirurgicales ont été supervisées par la professeure Seradji Zoubida, avec la participation du professeur Boujenah Farid, chef du service ORL de l’hôpital de Beni Messous, ainsi que du professeur Tehraoui, chef du service ORL du CHU de Sidi Bel Abbès. Cette synergie entre spécialistes illustre la dynamique de partage d’expertise et de renforcement des capacités médicales à l’échelle nationale.
En l’espace de deux jours seulement, pas moins de 22 patients ont été programmés pour bénéficier de cette intervention délicate. L’implant cochléaire, qui constitue une solution avancée pour les personnes atteintes de surdité sévère à profonde, représente un véritable espoir pour de nombreuses familles, en permettant aux patients de retrouver une capacité auditive et d’améliorer significativement leur qualité de vie.
Au-delà de l’aspect purement technique, cette opération revêt une dimension humaine et sociale majeure. Les patients pris en charge sont venus de différentes régions du pays, notamment d’Aïn Salah, de Khenchela, de Bir El Ater, de Bordj Bou Arréridj et d’Oum El Bouaghi. Cette diversité géographique témoigne de l’effort consenti pour garantir un accès équitable aux soins spécialisés, en rapprochant les services médicaux des citoyens, indépendamment de leur lieu de résidence.
Cette démarche s’inscrit également dans une stratégie plus large visant à réduire les contraintes liées aux déplacements vers les grands centres hospitaliers, souvent lourdes pour les patients et leurs familles. En relançant ce type d’interventions à Oran, les autorités sanitaires entendent déconcentrer l’offre de soins et améliorer la couverture médicale à travers le territoire national.
La présence des responsables du secteur lors de cette opération souligne l’importance accordée à ce type d’initiatives, qui participent à la modernisation du système de santé et à l’intégration des technologies médicales avancées. Elle reflète également l’engagement des pouvoirs publics à faire de la prise en charge de la surdité une priorité de santé publique, compte tenu de son impact sur le développement social et éducatif des patients, notamment les enfants.
Avec cette relance des implants cochléaires, le CHU d’Oran confirme son rôle de pôle d’excellence médicale et renforce sa contribution à l’amélioration continue des services de santé en Algérie, tout en redonnant espoir à de nombreuses familles confrontées au défi de la surdité.
Nouhad Ourebzani