Le ministre de l’industrie pharmaceutique, Dr Lotfi Benbahmed, participe, depuis hier, à la première Conférence des Etats parties au Traité instituant l’Agence Africaine du Médicament, qui se tient du 1er au 3 juin courant à Addis-Abeba.
Cette conférence, la première du genre depuis l’adoption du traité portant création de l’AMA en février 2019 à l’occasion de la 32e conférence ordinaire de l’Union Africaine, a toute son importance pour l’Algérie.
Selon plusieurs sources, la rencontre africaine fait partie d’un processus à deux temps pour choisir le pays qui aura l’honneur et l’opportunité d’abriter l’agence africaine du médicament sur la base du Rapport d’évaluation qui sera soumis par l’équipe d’experts africains indépendants à laquelle la commission africaine avait confié la tâche d’évaluation et de notation des pays candidats, dont l’Algérie.
L’autre phase du processus de sélection du pays hôte de l’agence africaine du médicament est le conseil exécutif de l’UA qui se tiendra le mois de juillet prochain. Dans ce processus de sélection qui se veut transparent et équitable, les États parties du traité désigneront le pays-hôte par consensus ou, à défaut, par vote.
Rappelons qu’à la lumière du travail d’évaluation et de notation de l’équipe des experts africains indépendants huit pays sont retenus et soumis à l’appréciation de la conférence des État parties du traité et du conseil exécutif de l’UA. Ces pays en lisse sont l’Egypte, la Tunisie, le Maroc, le Rwanda, l’Ouganda, le Zimbabwe, la Tanzanie et biensûr l’Algérie.
De tous ces pays, l’Algérie a de grandes chances d’avoir les faveurs des Africains au vu du taux d’autosuffisance en production pharmaceutique, le nombre de laboratoires qui y travaillent et ses capacités présentes et futures d’exportation estimées actuellement à plus de 50 millions de dollars.
Ali Djaber