Pr Sid Ahmed Ould Arbi: « Quand on parle de diagnostic précoce du cancer de la prostate, on parle de guérison »

Les récentes statistiques en épidémiologie des cancers en Algérie ont révélé que le  cancer de la prostate est actuellement le premier cancer masculin en Algérie. C’est par ce constat que Pr Sid Ahmed Ould Arbi, chef de service chirurgie urologique à l’EHS transplantation d’organes et de tissus de Blida, a commencé son intervention dans une vidéo réalisée par Esseha en collaboration avec les laboratoires Beker.

« Il y a quelques années, il était classé 3ème derrière le cancer du poumon et le cancer colorectal » a rappelé Pr Ould Arbi, avant d’en expliquer la raison : l’évolution constante du cancer de la prostate est en rapport avec l’augmentation de l’espérance de vie des Algériens qui est de 76 ans.

Il a indiqué que cette maladie a évolué ces dernières années pour atteindre annuellement 24 cas nouveaux pour 100.000 habitants, ce qui est beaucoup a-t-il déploré.

L’intervenant a insisté sur le fait que les hommes doivent absolument consulter à partir de 50 ans pour ceux n’ayant pas d’antécédents familiaux qui constituent un facteur de risque héréditaire, et dès 40 ans ou 45 ans pour ceux qui ont une prédisposition au cancer de la prostate en raison d’antécédents familiaux.

Il a également expliqué la démarche pour le dépistage du cancer de la prostate à travers une prise de sang pour mesurer le taux de psa (une protéine secrétée par la prostate) et un toucher rectal pour la détection d’un éventuel nodule sur la prostate.   

On ne doit surtout pas attendre l’apparition de symptômes, ceux-ci apparaissant tardivement et signifiant qu’à ce stade, la maladie a peut-être fait des ravages, a averti Pr Ould Arbi.

Rachida Merkouche

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