Résultat surprenant d’une vaste étude : Omicron est aussi grave que les précédents variants !

Omicron, dernier variant de la Covid-19, connu de tous, n’a pas livré tous ses secrets. Il semble être  aussi grave que les autres variants qui l’ont précédé. C’est là le résultat majeur d’une vaste étude du variant , qui vient contredire les conclusions des recherches précédentes en Afrique du Sud et ailleurs qui affirmaient qu’Omicron était plus transmissible mais moins grave.

130.000 patients de Covid-19 dans 13 hôpitaux de l’État américain du Massachusetts ont été examiné par cette étude qui vient de livrer ses résultats

Les auteurs de l’étude signalent que les statistiques d’hospitalisation et de décès semblent plus élevées que celles des variants précédents. Toutefois, en ajustant les chiffres d’Omicron pour des facteurs tels que la démographie, la comorbidité et le niveau d’immunité, les taux d’hospitalisation et de décès d’Omicron sont essentiellement les mêmes.

Les chercheurs dirigés par le Dr Zachary H. Strasser de l’hôpital général du Massachusetts à Boston écrivent : « Notre analyse suggère que la gravité intrinsèque du variant Omicron peut être aussi élevée que celle des variants précédents ».

Cette nouvelle étude s’inscrit en porte à faux avec celle  conduite en Afrique du Sud et ailleurs peu après l’apparition du variant à Botswana et en Afrique du Sud.

Pour rappel, les recherches précédentes suggéraient  qu’Omicron était moins létal que les variants précédents, bien qu’il soit plus contagieux et qu’il puisse contourner l’immunité existante.

Les chercheurs pensent que les études précoces sur les prédictions du comportement d’Omicron avaient été conduites sur une échelle trop limitée ou avaient omis des patients qui auraient pu être inclus.

La détermination de l’impact exact d’Omicron est compliquée par les niveaux d’immunité, les thérapies, les mesures de santé publique telles que les masques et l’évolution de la démographie de la population, éléments que le groupe du Dr Strasser qualifie de facteurs perturbateurs. Un grand nombre de ces éléments sont utilisés de plus en plus depuis que les autres variants tels que Delta sont apparus.

« Nos résultats suggèrent que, après avoir tenu compte des éléments perturbateurs, le variant Omicron était aussi létal que les vagues précédentes de SARS-CoV-2 », écrivent les auteurs.

Les niveaux d’immunité ont dissimulé la force d’Omicron en réduisant le nombre de personnes présentant des symptômes graves. En outre, les gens qui ont été infectés par Omicron étaient en moyenne plus jeunes que ceux infectés par les variants précédents, selon l’étude.

Il est impossible de comparer avec précision Omicron avec les variants précédents sans tenir compte de ces éléments, selon le Dr Strasser. Sinon, cela crée une fausse impression du risque associé à Omicron.

« Cela pourrait aussi conduire à un manque de confiance de la part du public et à de mauvais choix de la part des experts en politique de santé. »

Synthèse : Ali Djaber