Suite à la multiplication de cas d’atteinte du syndrome de Guillain-Barré, durant ces derniers mois, le Pérou vient d’instaurer l’état d’urgence sanitaire pour une durée de trois mois.
Depuis janvier dernier, jusqu’au mois de juillet en cours, plus de 180 cas ont été diagnostiqués à travers tout le pays dont 4 décès.
Si elles ne s’expliquent pas les causes de la recrudescence « inhabituelle » de cette maladie neurologique, les autorités sanitaires du pays ont lancé une enquête afin de comprendre ce qui a pu déclencher tous ces cas, sachant que le syndrome de Guillain-Barré est considéré comme une maladie rare.
Afin de « protéger la santé et la vie de la population », le ministère de la santé péruvien s’est fixé une période de trois mois pour « déployer des actions pour lutter contre le syndrome, notamment l’achat de l’immunoglobuline pour le traitement des patients atteints pour les deux prochaines années ».
Habituellement déclenché par une infection bactérienne ou virale – ou plus rarement par la vaccination ou une intervention chirurgicale – le syndrome de Guillain-Barré peut également être déclenché par une infection par le virus Zika.
Cette maladie neurologique également appelée polyradiculonévrite aiguë, se manifeste en deux à quatre semaines et peut toucher toutes les catégories de personnes mais plus fréquemment les hommes adultes. Le syndrome se manifeste par une faiblesse musculaire ou des picotements qui débutent au niveau des jambes et qui peuvent s’étendre aux autres parties du corps comme les bras ou le visage. Dans les formes graves, la maladie peut entraîner une paralysie des jambes, des bras et du visage.
Si la majorité des malades guérissent avec une bonne prise en charge médicale, dans 3 à 5 % des cas, les personnes atteintes décèdent, malheureusement, de complications liées à la maladie, comme une paralysie des muscles de la respiration, embolie pulmonaire, arrêt cardiaque…
Synthèse Hassina Amrouni