Asthme et BPCO: Experts et industriels plaident pour une prise en charge plus précoce et personnalisée

A l’occasion de la 2e édition de Respiday, organisée par INPHA-MediS autour des maladies respiratoires chroniques, spécialistes et responsables du laboratoire ont insisté sur l’urgence d’améliorer la prise en charge de l’asthme et de la BPCO.
Le Dr Sofiane Bourahli, Directeur des opérations au Laboratoires INPHA – MediS, a rappelé que « l’asthme et la BPCO sont deux maladies respiratoires qui constituent un véritable enjeu de santé publique ». Il a mis en avant l’investissement industriel engagé par le laboratoire pour développer une nouvelle gamme de dispositifs de poudre pour inhalation (DPI), avec « deux lignes de production capables de couvrir largement les besoins du marché national ». Selon lui, ces traitements innovants, destinés aussi bien aux patients asthmatiques qu’aux personnes atteintes de BPCO, doivent permettre aux malades de « retrouver une vie quotidienne normale et rester pleinement actifs, sur le plan scolaire comme professionnel ».
Poue le Pr Abdelatif Bennani, chef de service de pneumologie au CHU Oran, les avancées thérapeutiques sont réelles, notamment dans l’asthme. « Aujourd’hui, nous ne parlons plus seulement de contrôle de la maladie, mais de rémission », a-t-il souligné, grâce aux nouvelles thérapeutiques et à une prise en charge globale. Il a cependant insisté sur un point central : l’éducation thérapeutique. « Beaucoup de patients arrêtent leur traitement dès qu’ils se sentent mieux, alors que l’asthme est une maladie chronique. L’arrêt du traitement peut conduire jusqu’au décès », a-t-il averti, rappelant le rôle essentiel du médecin dans l’accompagnement et l’explication continue du traitement.
Concernant la BPCO, le spécialiste a rappelé qu’il s’agit d’une maladie « handicapante », souvent liée au tabagisme et associée à de nombreuses comorbidités cardiovasculaires. L’objectif majeur reste, selon lui, la prévention des exacerbations susceptibles d’aggraver fortement l’état des patients.
Le Dr Yahia Bounoua, directeur médical et Market Access au laboratoire INPHA – MediS, a pour sa part souligné que cette nouvelle gamme DPI s’inscrit dans une volonté d’améliorer l’observance thérapeutique. »Le bon médicament pour le bon patient », a-t-il résumé, estimant que les outils numériques et l’intelligence artificielle ouvrent aujourd’hui, la voie à une prise en charge plus précise et personnalisée.
Enfin, le Pr Aïssa Ouardi, Chef de service de pneumologie à l’EHU d’Oran, a insisté sur les changements majeurs introduits par le Gold 2026 : « Ce n’est pas une simple mise à jour, mais un véritable changement de paradigme », a-t-il expliqué. Il a notamment plaidé pour un diagnostic précoce de la BPCO, rappelant que « jusqu’à 85 % des cas ne sont pas diagnostiqués ». Le spécialiste a également mis en garde contre le vapotage : « La cigarette électronique n’est pas une pratique à recommander chez les patients BPCO ».
Hassina Amrouni