Journée mondiale de la fibromyalgie : Douleurs invisibles

 

Nous célébrons en ce 12 mai, la Journée mondiale de la fibromyalgie, une maladie qui toucherait entre 2 à 4 % de la population mondiale. Un chiffre estimatif qui pourrait être plus important tant cette maladie est sous-diagnostiquée, en raison de son invisibilité. Pourtant, la douleur est bien réelle chez les personnes souffrant de cette pathologie.

La fibromyalgie est une maladie associant des « symptômes physiques de type douloureux et des symptômes psychiques ».

La personne souffrant de cette pathologie se plaint de douleurs diffuses qui durent dans le temps (jusqu’à plusieurs mois). Face à l’absence de lésions décelables, on pense que la fibromyalgie est une « association de facteurs liés à un dysfonctionnement du système nerveux central, à des troubles hormonaux et à une déficience dans le système de perception de la douleur ».
Touchant les femmes entre 30 à 55 ans, dans environ 80 % des cas, la fibromyalgie apparaît le plus souvent vers l’âge de la ménopause. Les hommes et les enfants peuvent également en souffrir bien que les cas soient plus rares.

La fibromyalgie se manifeste par plusieurs symptômes. Aux douleurs articulaires ou musculaires « permanentes » accentuées par le stress, les émotions, le froid ou l’humidité, vient s’ajouter une fatigue chronique inhibante souvent causée par de longues nuits au sommeil perturbé et haché. Ceci, sans oublier tous les autres maux (maux de tête, de ventre, douleurs au niveau des mâchoires, envie d’uriner permanente, règles douloureuses, fourmillements dans les doigts ou les pieds…). Les personnes souffrant de fibromyalgie sont 4 fois plus exposées à la dépression ou à l’anxiété.

La prise en charge médicale de la fibromyalgie se fait au cas par cas, selon le type de douleur et sa gravité. L’évaluation des traitements porte sur la diminution du syndrome douloureux, de la fatigue chronique, du handicap induit par la maladie sur la vie quotidienne, l’amélioration du sommeil, …Dans certains cas, les traitements non médicamenteux (exercice physique, psychothérapies, …) sont souvent privilégiés.

A noter enfin que, bien que la maladie soit reconnue par l’OMS depuis 30 ans, elle fait encore l’objet de controverse dans le corps médical.
Hassina Amrouni