Dans le cadre de l’application des instructions du président de la République formulées lors du Conseil des ministres du 7 juin 2026, les pouvoirs publics accélèrent la mise en place d’un dispositif renforcé de contrôle des produits importés aux frontières terrestres, maritimes et aériennes du pays.
À cet effet, une réunion de travail conjointe s’est tenue jeudi 11 juin 2026 sous la présidence du ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudene, de la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amal Abdelatif, ainsi que du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid. La rencontre a réuni des représentants de plusieurs institutions et organismes nationaux concernés, ainsi que des cadres et experts spécialisés.
Cette réunion a été consacrée à l’examen des mécanismes permettant de renforcer la coordination entre les différents secteurs impliqués dans le contrôle des marchandises importées. L’objectif affiché est de mettre en place un système national performant garantissant la conformité des produits entrant sur le territoire national et assurant une meilleure protection de la santé du citoyen ainsi que de la sécurité sanitaire et alimentaire du pays.
Au cours des travaux, les participants ont procédé à l’installation d’un groupe de travail technique multisectoriel chargé d’élaborer les mesures et procédures nécessaires à la concrétisation des orientations présidentielles. Ce groupe devra notamment préparer la création d’un réseau national de laboratoires spécialisés dans le contrôle de conformité des produits importés, doté d’équipements scientifiques et techniques de haute précision.
Le ministre de la Santé a souligné, à cette occasion, l’importance du renforcement des capacités nationales en matière d’analyses et de contrôle sanitaire. Il a insisté sur la nécessité de développer des mécanismes de détection précoce des risques potentiels liés aux produits importés afin de garantir leur conformité aux normes sanitaires en vigueur et de préserver la santé publique.
Il a également plaidé pour la mise en place d’un réseau national unifié regroupant l’ensemble des laboratoires actifs à travers le territoire national. Une telle organisation devrait favoriser le partage des données, des expertises et des capacités analytiques entre les différents secteurs concernés, tout en optimisant l’utilisation des ressources humaines et techniques disponibles.
Selon les responsables présents, ce futur dispositif permettra également d’assurer un suivi en temps réel des capacités analytiques des laboratoires et d’orienter efficacement les échantillons vers les structures les plus compétentes. Une démarche qui vise à accroître l’efficacité du système national de contrôle et à consolider davantage la sécurité sanitaire et alimentaire de l’Algérie.
Nouhad Ourebzani