Une étude publiée en juillet 2026 dans PLOS Medicine, menée auprès de plus de 91 000 adultes, suggère que les longues périodes de sédentarité continue pourraient être plus défavorables que le même temps passé assis mais régulièrement interrompu par du mouvement.
Passer plusieurs heures assis sans se lever pourrait peser davantage sur la santé qu’on ne le pensait. Une vaste étude menée à partir des données de la UK Biobank montre que la durée des périodes d’immobilité continue pourrait compter autant que le temps total passé assis.
Les chercheurs ont suivi 91 292 adultes pendant plus de douze ans après avoir mesuré leur activité physique durant une semaine à l’aide d’un accéléromètre. Ils se sont notamment intéressés aux périodes d’au moins trente minutes passées presque entièrement sans mouvement.
Selon leurs résultats, chaque heure quotidienne supplémentaire de sédentarité prolongée était associée à une hausse d’environ 9 % du risque de décès par cancer. Des associations ont également été observées avec l’apparition de certains cancers.
L’étude suggère surtout que rompre régulièrement les périodes assises pourrait être bénéfique. Remplacer une heure de sédentarité prolongée par une activité légère était associé à une diminution d’environ 12 % du risque de décès par cancer.
Il ne s’agit pas forcément de faire du sport à chaque pause. Marcher quelques minutes, se déplacer dans la maison ou au travail, ou effectuer une activité légère peut déjà interrompre une longue période d’immobilité.
Les chercheurs restent toutefois prudents : l’étude est observationnelle et ne permet pas de conclure que la sédentarité prolongée provoque directement le cancer. D’autres facteurs liés au mode de vie ou à l’état de santé peuvent intervenir.
Ces résultats renforcent néanmoins un message simple : pour préserver sa santé, il ne suffit pas seulement de pratiquer une activité physique régulière. Éviter de rester assis trop longtemps d’une seule traite pourrait également avoir son importance.
Ouiza Lataman