Diabète et santé oculaire : le Dr Abdelkader Messadi alerte sur les complications rétiniennes

Le Dr Abdelkader Messadi, spécialiste en ophtalmologie, a abordé dans l’émission « Sahtek Bin Yedik » (صحتك بين يديك), diffusée par le journal Esseha.dz, les complications oculaires liées au diabète. Il a expliqué « comment le diabète endommage les vaisseaux sanguins de la rétine, provoquant des troubles visuels graves » et insisté sur l’importance de maintenir une glycémie stable pour prévenir ces complications.

D’emblée, le Dr Messadi a rappelé qu’il existe deux types de diabète : « le diabète de type 1, qui touche des sujets jeunes et qui est d’origine immunologique », et « le diabète de type 2, qui affecte les adultes en raison d’une résistance à l’insuline ». Pour ces deux types, les complications sont différentes. Dans le cas du diabète de type 1, « les complications surviennent environ 15 ans après l’apparition de la maladie et touchent principalement le cœur, les reins et les yeux dans 30 % des cas », a déclaré le spécialiste. L’adolescence est particulièrement sensible pour les diabétiques de type 1 en raison de « l’afflux d’hormones ». Cela favorise l’apparition de « néovaisseaux rétiniens fragiles », susceptibles de provoquer des « hémorragies rétiniennes ». De plus, « l’occlusion des petits capillaires rétiniens conduit à des zones d’ischémie », où les cellules rétiniennes manquent d’oxygène, a encore expliqué le spécialiste.

Chez les adultes, la dilatation des capillaires rétiniens provoque « une transsudation de liquide, entraînant un œdème maculaire », ce qui, a noté le spécialiste, peut évoluer vers une « rétinopathie œdémateuse ».

Pour le Dr Messadi, le traitement va varier en fonction des cas. Pour les jeunes, confrontés à des zones ischémiques, le traitement repose sur « la photocoagulation au laser, afin de prévenir les saignements dus à la rupture des néovaisseaux. En revanche, chez les adultes, le traitement consiste principalement en des injections intravitréennes d’anti-VEGF », visant à contrôler la progression de la maladie.

L’invité de l’émission d’Esseha a également évoqué des « cas exceptionnels : les femmes enceintes, particulièrement exposées aux risques de rétinopathie, les adolescents, les personnes ayant subi une chirurgie de la cataracte, ainsi que celles dont la glycémie est instable sur une longue période ». Il a souligné qu’« une glycémie bien régulée retarde l’apparition des complications, que ce soit au niveau du cœur, des reins ou des yeux ».

Enfin, il a conseillé aux personnes diabétiques de « maintenir un taux de glycémie stable, pratiquer une activité physique régulière et adopter une alimentation équilibrée » pour limiter les risques de complications oculaires.

Hassina Amrouni