Erreurs alimentaires fréquentes durant le Ramadhan: Comment les éviter ?

Le Ramadhan est un mois de spiritualité, de partage et de discipline. Pourtant, sur le plan alimentaire, beaucoup de personnes adoptent sans le vouloir des habitudes qui fatiguent l’organisme au lieu de le soutenir. Entre excès au moment de la rupture du jeûne et s’hour négligé, certaines erreurs reviennent souvent.
La première erreur, et sans doute la plus répandue, consiste à trop manger au moment de l’iftar. Après une longue journée sans boire ni manger, la tentation est grande devant les tables bien garnies servies par les maîtresses de maison. Résultat : lourdeurs, ballonnements, voire troubles digestifs. Pour éviter cela, mieux vaut rompre le jeûne en douceur : un verre d’eau, quelques dattes, puis une chorba ou soupe avant de passer au plat principal. Prendre le temps de manger lentement aide aussi à ressentir la satiété.
Autre piège fréquent : abuser des fritures et des pâtisseries riches en sucre. Ces aliments, souvent présents sur les meïdas du Ramadhan, apportent un plaisir immédiat mais provoquent des pics de glycémie suivis d’une fatigue rapide. Les consommer occasionnellement ne pose pas de problème, mais en faire une habitude quotidienne peut déséquilibrer l’alimentation. Il est préférable d’alterner avec des plats cuits au four, grillés ou mijotés et de privilégier les desserts à base de fruits.
Beaucoup commettent également l’erreur de négliger le s’hour, voire de le sauter complètement. Par manque de temps ou de motivation, certains se contentent d’un café rapide ou ne mangent rien du tout. Pourtant, ce repas est essentiel pour tenir la journée. Un s’hour équilibré, comprenant des céréales complètes, des protéines et un peu de bonnes graisses, permet d’éviter les coups de fatigues.
L’hydratation est un autre point sensible. Boire très peu entre l’iftar et le s’hour, ou au contraire avaler une grande quantité d’eau d’un seul coup, n’est pas idéal. Il vaut mieux répartir les apports en eau sur toute la soirée. Les boissons trop sucrées ou trop caféinées sont aussi à limiter, car elles peuvent accentuer la sensation de soif le lendemain.
Enfin, l’absence de fruits et légumes dans le repas est une erreur fréquente. Riches en fibres, en vitamines et en eau, ils contribuent à l’équilibre général et facilitent la digestion. Les intégrer systématiquement à l’iftar et au s’hour change réellement la manière dont le corps vit le jeûne.
Hassina Amrouni

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