Formation de haut niveau à Alger sur la digitalisation des registres du cancer avec la plateforme CanReg5

 

L’Institut national de santé publique (INSP), en sa qualité de coordinateur national des réseaux de registres du cancer, a lancé ce samedi une session de formation de haut niveau dédiée à l’utilisation de la plateforme CanReg5, un outil informatique de référence dans la gestion des données épidémiologiques liées au cancer.

Organisée en collaboration avec le réseau des registres du cancer de l’Est, cette session de formation se tient du 16 au 19 mai 2026 au siège de l’INSP. Elle s’adresse aux coordonnateurs des registres du cancer à travers le pays et s’inscrit dans une dynamique nationale de renforcement des compétences en matière de surveillance épidémiologique.

Placée sous la supervision du professeur Bouamra Abderrezak, directeur général de l’INSP, cette initiative vise à améliorer la qualité, la fiabilité et l’harmonisation des données relatives aux cancers en Algérie. L’objectif est de permettre une meilleure exploitation des informations sanitaires pour soutenir les politiques publiques de prévention et de prise en charge.

Au cœur de cette formation, des ateliers pratiques intensifs permettront aux participants de maîtriser pleinement la plateforme CanReg5, un logiciel développé pour standardiser la collecte, l’enregistrement, l’analyse et l’interprétation des données des registres du cancer. Son utilisation s’inscrit dans les recommandations internationales de la Global Initiative for Cancer Registry Development (GICR), qui promeut le renforcement des systèmes d’information sur le cancer à l’échelle mondiale.

Cette démarche est également alignée avec les standards de l’International Agency for Research on Cancer (CIRC), garantissant ainsi une comparabilité internationale des données produites. À travers cette harmonisation, les registres du cancer en Algérie pourront générer des statistiques plus précises, essentielles pour évaluer l’évolution de la maladie, identifier les tendances épidémiologiques et orienter les stratégies de santé publique.

Les responsables de la formation soulignent que la maîtrise de ces outils numériques constitue un levier stratégique dans la lutte contre le cancer, permettant non seulement d’améliorer la qualité des données, mais aussi de renforcer la prise de décision sanitaire basée sur des preuves scientifiques.

À travers cette initiative, l’Algérie confirme son engagement dans la modernisation de son système d’information sanitaire et dans le renforcement de ses capacités nationales en matière de lutte contre les maladies chroniques, en particulier le cancer, qui demeure un enjeu majeur de santé publique.

Nouhad Ourebzani