Journée mondiale du lymphœdème : Une maladie à l’impact physique et psychologique

 

En ce 6 mars, nous célébrons la Journée mondiale du lymphœdème, l’occasion de faire une halte sur cette maladie qui touche des millions de personnes dans le monde pour mieux la faire connaître.

Cette maladie se caractérise par un gonflement chronique d’un membre (jambe ou bras) causé par un dysfonctionnement des vaisseaux lymphatiques.

On parle de lymphœdème primaire lorsqu’un défaut de mise en place et/ou de fonctionnement du système lymphatique apparaît au cours de la vie fœtale, à la naissance ou entre l’âge de 2 ans jusqu’à 35 ans avec un pic durant la période de puberté ou après 35 ans.

L’incidence est d’environ 1 personne sur 10 000 avant l’âge de 20 ans avec une prédominance féminine dans 2/3 des cas. Survenant au niveau des jambes, il peut aussi toucher tout le membre inférieur jusqu’à la cuisse.

Concernant le lymphœdème secondaire, il est dû à la destruction ou à l’obstruction du réseau lymphatique et peut être dû à plusieurs raisons comme un cancer, une chirurgie, un accident. Dans le cas du lymphœdème du bras, on estime que dans 20% des cas, il survient suite au traitement d’un cancer du sein (après curage des ganglions du creux axillaire).

On peut prévenir un lymphœdème secondaire par une perte de poids, notamment chez les personnes présentant un index de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 mais aussi en préconisant une pratique régulière d’activité physique adaptée.

Les blessures et les infections peuvent également déclencher un lymphœdème du bras, aussi, pour l’éviter, il est impératif de traiter immédiatement la blessure.

Loin d’être anodin, le lymphœdème peut avoir des conséquences très négatives sur la qualité de vie de la personne qui en souffre, ce qui peut impacter son état psychologique à travers une perturbation de l’image de soi et de son corps voire une perte de l’estime de soi, une anxiété et même une dépression. D’où la nécessité d’une prise en charge médicale et psychologique de cette maladie.

Il faut noter qu’il n’existe pas de traitement curatif des lymphœdèmes, aussi, le traitement repose sur la réduction du gonflement du membre pour empêcher son aggravation, la prévention des infections du membre atteint ou encore la réduction des complications douloureuses.

Hassina Amrouni