Dans l’émission « Sahtek Bin Yeddik », le professeur Bitam a abordé la question cruciale des habitudes alimentaires des Algériens au moment de la rupture du jeûne. Il a mis en garde contre la consommation excessive d’aliments trop sucrés, trop salés et trop gras, soulignant les risques majeurs que ces excès peuvent engendrer pour la santé.
« L’une des mauvaises habitudes des jeûneurs au moment de la rupture du jeûne, c’est la consommation de boissons gazeuses ». Le professeur a insisté sur l’urgence d’une prise de conscience face à l’augmentation alarmante du diabète en Algérie. « Chacun de nous doit prendre soin de sa santé. Nous devons bannir les trois blancs : le sucre, le sel et les graisses, qui ont des effets néfastes sur notre santé ».
Il a rappelé que l’Algérie occupe la troisième place mondiale en termes de prévalence du diabète. « Si nous faisions des statistiques précises, nous serions aux alentours de six millions de cas. Il ne faut pas prendre cette maladie à la légère, car malgré l’existence de traitements, certaines personnes peinent à équilibrer leur glycémie, ce qui peut entraîner des complications graves comme la stéatose hépatique, les maladies cardiovasculaires et les AVC », a averti le spécialiste.
Le professeur Bitam a également souligné les dangers d’une alimentation trop grasse. « Le gras, que l’on retrouve notamment dans la viande de mouton cuisinée dans la chorba, est un autre « blanc » à éviter. Trop de gras, de sel et de sucre déséquilibrent notre organisme et perturbent le fonctionnement de nos organes » a-t-il prévenu, soulignant que de nombreuses pathologies se déclarent après le mois de Ramadhan à cause de ces excès alimentaires, telles que l’hypertension artérielle, le diabète ou encore les maladies cardiovasculaires.
Pour une rupture du jeûne saine, il recommande de commencer par une datte. « Ce petit fruit est riche en fibres et prépare l’estomac à la digestion tout en fournissant de l’énergie. Le temps de faire la prière et de revenir pour le repas de l’iftar, la datte aura déjà apporté ses bienfaits », a-t-il noté.
Concernant la consommation de compléments alimentaires durant le mois de Ramadhan, le professeur a rappelé qu’elle doit être encadrée. « Ce n’est pas à l’envie de la personne. Il est préférable de faire un bilan de santé avant le début du jeûne pour déterminer si un traitement ou des compléments sont nécessaires. Cela doit se faire sous prescription médicale », a-t-il conclu.
Hassina Amrouni