L’Institut National de Santé Publique (INSP) a donné, ce dimanche, le coup d’envoi de la dernière session de recyclage des techniciens microscopistes du paludisme au titre de l’année 2025. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus visant à renforcer les capacités nationales de diagnostic et de surveillance de cette maladie à potentiel endémique.
Placée sous la coordination du Directeur général de l’INSP, le professeur Bouamra Abderrezak, la session se déroule du 14 au 18 décembre 2025 au sein du laboratoire national de référence du paludisme. Elle réunit des professionnels de santé spécialisés dans le diagnostic microscopique, venus principalement des wilayas du Sud et des Hauts Plateaux, zones considérées comme prioritaires dans la stratégie nationale de vigilance sanitaire.
Cette formation de recyclage a pour objectif principal de mettre à jour et d’harmoniser les compétences techniques des techniciens microscopistes, notamment en matière d’identification parasitologique, d’interprétation des frottis sanguins et de respect des normes de qualité et de biosécurité. Elle vise également à renforcer la fiabilité du diagnostic, élément clé dans la détection précoce des cas et la prévention de toute réémergence du paludisme.
Au-delà de l’aspect purement technique, cette session contribue à la consolidation du réseau national de surveillance du paludisme, en favorisant l’échange d’expériences entre les participants et les experts du laboratoire de référence. Elle s’inscrit dans une démarche globale de maintien des acquis sanitaires et de préparation face aux risques liés aux maladies transmissibles, en particulier dans les régions exposées.
Par cette action, l’INSP réaffirme son rôle central dans l’appui scientifique et technique au système national de santé, ainsi que son engagement en faveur du renforcement des compétences des ressources humaines, considéré comme un pilier essentiel de la lutte durable contre le paludisme en Algérie.
Nora S.