Médecines alternatives, naturelles, traditionnelles… : Quel crédit leur accorder ?

 

Médecine alternative, médecine douce, médecine parallèle, médecine naturelle, médecine traditionnelle. Plusieurs noms pour désigner des méthodes de guérison sortant du cadre de la médecine conventionnelle.

Beaucoup de gens y recourent, certains par conviction, d’autres par foi, d’autres encore par désespoir, lorsque la médecine reposant sur la science s’avère impuissante face à leur mal.

Avec la recrudescence des maladies et la propagation des virus, nombre de personnes se tournent vers les « guérisseurs » traditionnels, notamment lorsque la médecine montre ses limites malgré une grande évolution des connaissances scientifiques dans le domaine ainsi que des moyens diagnostiques très sophistiqués.

Généralement c’est à travers le bouche à oreille que les guérisseurs se font connaître. Des malades « guéris » par leurs soins se chargent alors d’en vanter les mérites et de leur faire de la publicité.
Pauvres, riches, instruits, incultes, hommes, femmes, jeunes ou vieux, ils se retrouvent tous dans la même salle d’attente, de ces guérisseurs peu conventionnels, nourrissant le même espoir de guérison.

Mais qu’en est-il de ces pratiques ? Sont-elles miraculeuses ? Salvatrices ?

Dangereuses ? Comment savoir si l’on n’a pas affaire à un charlatan qui, profitant de notre détresse et désarroi, nous fait miroiter le traitement « miracle » ?
Si les scientifiques les qualifient le plus souvent d’usurpateurs, la société, elle, a tendance à leur accorder du crédit.

En Algérie, les habitués des guérisseurs, herboristes, rebouteurs, magnétiseurs ou autres hidjamistes sont nombreux. Convaincus que ces « thérapeutes » ont des dons et pouvoirs divins ou hérités d’ancêtres aux pouvoirs surnaturels, ils se mettent entre leurs mains, souvent avec une confiance aveugle. Les rites et pratiques sont multiples, la guérison est parfois en bout de chemin mais attention, s’ils guérissent la sciatique, la migraine ou l’eczema, ils ne sont pas faiseurs de miracles face aux pathologies plus lourdes. Alors méfiance !

Hassina Amrouni