La transplantation rénale en Algérie est en crise qui ne dit pas son nom. C’est ce qui se comprend des déclarations faites par le professeur Tahar Rayane, président de la société de néphrologie, de dialysés et de transplantation, à esseha.dz, en marge des travaux organisés par son institution en collaboration avec le club des jeunes néphrologues Algériens à l’hôtel Mariott d’Alger , à l’occasion de la journée mondiale des reins.
Pr Rayane explique que 15 000 patients attendent une transplantation d’un rein,alors que l’Algérie a enregistré seulement 2500 greffes depuis la première opération du genre faite un certain 14 juin 1986. “ Très très peu”, estime le professeur Rayane.
La problématique de la néphrologie est d’autant plus critique que l’Algérie compte près de 26 000 dialysés et 1000 dialysés péritonéales.
Il y a trois de cela, l’Algérie réalisait près de 300 transplantations rénales par an. L’agence nationale des greffes faisait un travail remarquable et des journées de formation s’organisaient en direction des médecins néphrologues, chirurgiens et réanimateurs pour améliorer la prise en charge des morts encéphaliques, qui sont en fait les donateurs les plus indiqués des reins.
Ces deux dernières années, la dynamique a baissé, regrette Pr Rayane. Pour lui, les causes du ralentissement de la transplantation n’est uniquement due à la pandemie. Une certaine désorganisation et un manque de coordination sont pour beaucoup dans l’émergence de cette crise.
Pour le spécialiste au long cours dans ce domaine réside dans l’activation de la nouvelle loi de santé qui considère le mort encéphalique comme ordinateur volontaire de fait s’il n’exprime pas son opposition franche sur le registre du refus qui doit lui être présenté pour exprimer sa volonté. L’autre voie de l’expression d’une volonté de donation d’organe, et la plus souhaitable, est le testament que doit laisser le patient avant son arrivée au stade de la mort encéphalique, estime Pr Rayane.
Meriem Azoune
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