Sclérose en plaques : L’étude de phase III d’évaluation d’une molécule autorisée en France

AB Science une biotech française, a indiqué, hier lundi, avoir obtenu l’aval de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour lancer des essais de sa molécule phare contre la sclérose en plaques.

L’entreprise a  « reçu l’autorisation de l’ANSM pour initier une étude de Phase III […] évaluant le masitinib chez les patients atteints de sclérose en plaques progressive primaire (PPMS) ou de sclérose en plaques secondairement progressive non-active (nSPMS) » , a-t-elle indiqué dans un communiqué.

L’étude a pour objectif d’évaluer l’effet de la molécule, qui bloque fonctionnement d’une cellule suspectée de jouer le rôle de tour de contrôle du système immunitaire,  « sur le délai avant progression confirmée du handicap » , explique l’entreprise.

Le professeur Olivier Hermine, président du comité scientifique d’AB Science, cité dans le communiqué, avance qu’« à ce jour, il n’existe aucun traitement capable de cibler efficacement les cellules du système immunitaire inné qui sont associées à la pathologie des formes progressives de la sclérose en plaques. Le masitinib cible sélectivement ces cellules » .

Rappelons que AB Science avait dû suspendre en juin ses principaux essais cliniques du masitinib, après avoir identifié un risque de « cardiopathie ischémique » chez les patients prenant le traitement. Cette suspension avait mené à une chute de 30% de sa cotation à la Bourse.

Toutefois, l’ANSM a fini par valider son nouveau programme de gestion des risques, renforçant la sécurité cardiaque, « permettant d’envisager la reprise des inclusions dans ses trois études en cours ».

Ali Djaber