La sclérose en plaques (SEP) est une maladie qui attaque le système nerveux en détruisant la myéline, une substance essentielle qui protège les nerfs. Sans cette protection, les nerfs fonctionnent mal, entraînant des problèmes de mouvement, d’équilibre et de vision. Si elle n’est pas traitée, la SEP peut mener à la paralysie et réduire l’espérance de vie.
Des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) et de la société Contineum Therapeutics ont peut-être trouvé une solution pour réparer ces dommages. Ils ont développé un nouveau médicament, appelé PIPE-307, qui pourrait permettre au corps de régénérer la myéline perdue.
Cette nouvelle thérapie cible un récepteur particulier dans le cerveau, connu sous le nom de M1R, qui une fois bloqué, active des cellules capables de produire de la myéline. Michael Poon, un scientifique de Contineum, a utilisé une toxine issue du venin d’un serpent, le mamba vert, pour localiser précisément ce récepteur dans le cerveau.
Les recherches, qui ont duré une décennie, ont montré que ce médicament pourrait non seulement arrêter l’évolution de la SEP, mais aussi réparer les nerfs endommagés. Cette découverte est particulièrement prometteuse, car il s’agit de la première thérapie capable de restaurer la myéline chez les patients atteints de SEP.
Le PIPE-307 est actuellement en phase II d’essais cliniques, et les résultats pourraient transformer le traitement de la SEP. Si le médicament s’avère efficace, il pourrait offrir une nouvelle lueur d’espoir aux personnes atteintes de cette maladie, en leur permettant de retrouver une meilleure qualité de vie.
Nouhad Ourebzani