Une Pathologie Méconnue : La Cheiralgie de Wartenberg, à propos d’un cas clinique

Lors du 8ᵉ Congrès de la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (SOFCOT), Dr Nesrine Rehaimia, maître assistante en chirurgie orthopédique à l’hôpital de Boumerdès, a présenté un cas rare de cheiralgie de Wartenberg. Décrite pour la première fois en 1932 par le neurologue Robert Wartenberg, cette affection reste méconnue, bien qu’elle puisse avoir un impact significatif sur la qualité de vie des patients.

Le cas concerne une femme de 28 ans souffrant depuis deux mois de douleurs intenses au bord radial de son poignet. Après avoir consulté plusieurs spécialistes sans diagnostic clair, elle a finalement été prise en charge dans le service de chirurgie orthopédique de l’hôpital de Boumerdès. Un examen clinique minutieux a révélé une cheiralgie paresthésique, confirmée par un électromyogramme (EMG). Une IRM a permis d’identifier une tendinite de De Quervain de type 2, un diagnostic qui avait échappé à deux échographies antérieures.

La patiente a été traitée par trois injections de corticoïdes administrées à 21 jours d’intervalle, combinées au port d’une orthèse de repos. Ce traitement a permis une disparition complète des symptômes en seulement deux mois, offrant à la patiente un retour à une vie normale.

La cheiralgie de Wartenberg est une pathologie complexe, souvent confondue avec d’autres affections du poignet. Ses causes peuvent inclure des compressions externes, comme celles liées à des positions inadéquates lors d’une sieste. Ce cas met en évidence l’importance d’un diagnostic précis et d’une prise en charge rapide pour éviter des douleurs prolongées et préserver l’activité des patients.

Dr Rehaimia souligne que, bien que rare, cette affection mérite d’être mieux connue par la communauté médicale. Une approche rigoureuse et pluridisciplinaire est essentielle pour poser le bon diagnostic et offrir un traitement adapté. Ce cas clinique illustre avec force la nécessité d’une vigilance accrue face aux douleurs radiales inexpliquées, notamment chez les jeunes patients.

Nouhad Ourebzani