Le rapport publié ce lundi 24 avril par l’Agence européenne de l’environnement (AEE), est glaçant ! « Malgré des progrès, le niveau de plusieurs des principaux polluants de l’air persiste à rester au-dessus des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), notamment dans le centre et l’est de l’Europe, ainsi qu’en Italie », souligne l’AEE.
L’étude menée dans une trentaine de pays, y compris les 27 États membres de l’Union européenne, a mis en évidence les effets néfastes de la pollution atmosphérique. Selon le rapport, cette pollution entraîne « plus de 1 200 décès prématurés par an chez les moins de 18 ans en Europe ». Bien que ce chiffre soit considéré comme relativement faible par rapport au nombre de décès dans la population générale, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) met en garde contre l’augmentation du risque de maladies plus tard dans la vie des jeunes exposés.
D’après l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), la pollution de l’air accroît le risque de divers problèmes de santé, notamment l’asthme qui affecte 9% des enfants et adolescents en Europe, ainsi que l’insuffisance respiratoire et les infections pulmonaires.
Des effets avant la naissance
La pollution atmosphérique a également des répercussions avant la naissance, en raison de l’exposition maternelle, qui accroît les risques de faible poids à la naissance et de naissances prématurées.
De plus, les enfants sont davantage affectés par la pollution de l’air, car ils sont plus actifs physiquement que les adultes et leur petite taille les expose plus directement aux émissions de gaz d’échappement, notamment ceux des véhicules.
Les recommandations de l’AEE
Face à cette situation alarmante, l’Agence européenne préconise une attention particulière portée à la qualité de l’air dans les environs des établissements scolaires et des crèches, ainsi que dans les installations sportives et les transports en commun.
Cependant, dans son rapport de novembre dernier, l’AEE a souligné que l’Union européenne était en bonne voie pour atteindre son objectif de réduire de plus de 50 % le nombre de décès prématurés d’ici 2030 par rapport à 2005, année qui a enregistré 431 000 décès liés aux émissions de particules fines, tous âges confondus.