Organisée par les Laboratoires Pharmalliance, la1ère édition de la Brain Conférence a réuni plus de 200 psychiatres venus de tout le territoire algérien autour d’un thème central : les modèles neurobiologiques et cognitifs de la dépression. Un sujet aussi complexe que crucial, abordé avec rigueur scientifique et engagement humain.
En marge de l’événement, Esseha a pu recueillir les déclarations de quelques participants.
Tarik Lasnami, Business Unit Manager Neuroscience chez Pharmalliance, qui a, d’abord, souligné l’importance de ce rendez-vous, a aussi rappelé que la dépression reste encore trop souvent un sujet tabou, alors même qu’elle touche un nombre croissant de familles : « C’est une souffrance silencieuse pour beaucoup de patients. Il est donc plus que jamais essentiel que nous soyons tous unis pour offrir à nos patients une thérapeutique à la fois, efficace, bienveillante et humaine ».C’est dans cet esprit que Pharmalliance a annoncé le lancement de deux nouveaux antidépresseurs, enrichissant ainsi sa gamme déjà existante
« C’est une souffrance silencieuse pour beaucoup de patients. Il est urgent d’unir nos efforts pour leur offrir une prise en charge efficace, bienveillante et profondément humaine. » C’est dans cet esprit que Pharmalliance a annoncé le lancement de deux nouveaux antidépresseurs, enrichissant ainsi sa gamme existante.
De son côté, le Dr Mohammed Taleb, président de la Société franco-algérienne de psychiatrie a dressé un état des lieux des connaissances actuelles sur la dépression : « Il s’agit d’un syndrome dont l’expression clinique est extrêmement polymorphe. Aucun patient dépressif ne ressemble à un autre », a-t-il relevé. Il a insisté sur la diversité des mécanismes impliqués, aussi bien génétiques qu’environnementaux : « Certains individus présentent une vulnérabilité génétique liée à leur héritage familial, et cette vulnérabilité peut être modulée par des facteurs extérieurs, ce que l’on désigne par l’épigénétique ». Le stress, notamment joue un rôle central à travers des processus neuro-endocrino-inflammatoires qui perturbent durablement certains structures cérébrales : « une sécrétion excessive de cortisol a des effets délétères sur le cortex préfrontal et l’hippocampe », a-t-il fait savoir. Ces altérations touchent aussi les circuits neuronaux impliqués dans la régulation des émotions et le contrôle cognitif. Et le Dr Mohammed Taleb de conclure : « la dépression est une pathologie complexe, à laquelle on peut parvenir par des voies diverses ; elle représente en quelque sorte une issue finale à partir de laquelle nous tentons de construire une compréhension globale, en résumant l’ensemble de ses implications à travers des modèles théoriques qui synthétisent les connaissances actuelles et les apports des neurosciences dans la compréhension de ce trouble ».
Le Pr Sonia Sehim, chef de service de psychiatrie au CHU Mustapha a, quant à elle, salué la pertinence du thème choisi : « la dépression est une maladie très fréquente dont l’étiologie n’est pas encore connue mais il y a plusieurs facteurs qui entrent en interaction pour expliquer la survenue de cette dépression », a-t-elle déclaré.
Selon elle, cette journée a permis d’explorer en profondeur les mécanismes étio-pathogéniques du trouble : « ces avancées nous offrent de nouvelles pistes thérapeutiques, en particulier pour les patients qui ne répondent pas aux
Selon elle, cette journée a permis d’explorer en profondeur les mécanismes étio-pathogéniques du trouble : « Ces avancées nous offrent de nouvelles pistes thérapeutiques, pour la prise en charge de nos malades, notamment les malades résistant à la thérapeutique ».
Hassina Amrouni