La participation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire se poursuit pour le quatrième jour consécutif aux travaux de la 79e Assemblée mondiale de la santé, organisée à Genève, en Suisse, du 18 au 23 mai 2026. Représentée par son président, le professeur Kamel Sanhadji, l’Algérie a réaffirmé avec force son engagement dans la lutte internationale contre la poliomyélite, à l’occasion des discussions consacrées à cette maladie qui demeure une menace sanitaire mondiale malgré les progrès enregistrés.
Intervenant lors de l’examen du point 14.3 relatif à la poliomyélite, le professeur Sanhadji a souligné que l’objectif d’éradication du virus n’a jamais été aussi proche, tout en avertissant que les dernières étapes du processus restent particulièrement complexes. Il a insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance permanente face à la persistance du poliovirus sauvage ainsi qu’à l’apparition de souches mutées circulantes dans certaines régions du monde.
Le responsable algérien a rappelé que le renforcement de la couverture vaccinale constitue l’un des piliers essentiels de cette lutte, aux côtés des campagnes de rattrapage destinées à atteindre tous les enfants concernés. Il a également mis en avant l’importance stratégique de la surveillance environnementale des eaux usées, devenue un outil clé pour détecter précocement toute circulation silencieuse du virus avant l’apparition de cas cliniques.
Dans son intervention, le président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire a affirmé que la lutte contre la poliomyélite demeure une priorité majeure de santé publique en Algérie. Il a indiqué que le maintien d’une couverture vaccinale élevée, combiné aux campagnes régulières de sensibilisation et de vaccination, a permis au pays de préserver son statut exempt de poliomyélite.
Le professeur Sanhadji a également révélé qu’après la détection d’une souche importée identifiée grâce au séquençage génomique, les autorités sanitaires algériennes ont immédiatement renforcé les dispositifs de surveillance épidémiologique et élargi les opérations de contrôle environnemental. Dans ce cadre, une campagne nationale de vaccination organisée en trois phases a été lancée, ciblant à chaque étape près de quatre millions d’enfants âgés de moins de cinq ans.
Enfin, l’Algérie a réaffirmé sa volonté de poursuivre la coopération régionale et internationale afin d’empêcher toute réintroduction du virus, tout en appelant à garantir un financement durable des programmes mondiaux d’éradication et à renforcer davantage les systèmes de soins de santé primaires, considérés comme un rempart essentiel contre les maladies évitables par la vaccination.
Nouhad Ourebzani