Initiée par Global Initiative for Asthma (GINA), la Journée mondiale de l’asthme est célébrée le 1er mardi de chaque mois de mai, coïncidant cette année avec la date du 2 mai 2023.
Placée sous le thème « Asthme : de nombreuses contraintes au quotidien », cette journée sera marquée par l’organisation de campagnes de sensibilisation et d’information à travers le monde pour mieux faire connaître cette maladie respiratoire et mettre l’accent sur les défis relevés au quotidien par les asthmatiques pour gérer la maladie.
Selon l’OMS, plus de 260 millions de personnes souffrent d’asthme à travers le monde. Ces chiffres de 2016 sont à revoir à la hausse en raison de la multiplication de différents facteurs déclenchants.
En Algérie, la maladie est sous diagnostiquée, cependant, selon les chiffres donnés par le chef de service de Pneumo-Allergologie du CHU de Beni Messous, le Pr Douagui, à l’occasion du 10e Congrès euro-africain d’allergologie et d’immunologie clinique « 4% des adultes sont atteints d’asthme et 8% d’enfants souffrent d’asthme bronchique »(*). La prévalence demeure, comme partout ailleurs dans le monde, en évolution constante et l’asthme représente avec la rhinite allergique 80% des maladies respiratoire en Algérie.
Outre une prédisposition génétique, l’asthme peut être aussi causé par une exposition à des facteurs favorisants qui peuvent être immuno-allergiques ou liés à l’environnement comme la fumée de cigarette, la poussière, les acariens, le pollen, les gaz d’échappement, certains médicaments comme l’aspirine, certaines maladies des voies respiratoires comme le rhume, la bronchite, la sinusite,…
Les symptômes qui surviennent au moment des crises sont une gêne respiratoire, des sifflements clairement audibles à la respiration, toux avec expectoration…
Si on ne peut guérir de l’asthme, en revanche, une bonne prise en charge médicale avec des médicaments inhalateurs permet aux malades atteints d’asthme de mener une vie normale. Cependant, une mauvaise maîtrise de la maladie peut entraîner des difficultés au quotidien comme une augmentation des prises de médicaments, une consultation en urgence, un absentéisme au travail ou à l’école,…
Malheureusement, dans les cas de l’asthme sévère, la qualité de vie du malade est fortement impactée et, en cas de mauvaise prise en charge ou de complication, la maladie peut même se solder par un décès. Il est donc primordial de prendre en compte tous les signaux avant-coureurs pour éviter toute issue qui peut dans certains cas graves s’avérer fatale.
Hassina Amrouni
(*) Esseha, 4 novembre 2021