Le Dr Linda Oumnia-Idir invitée de « Sahtek Bin Yeddik »

« Adopter une alimentation anti-inflammatoire, c’est protéger sa santé »

Dans un nouvel épisode de l’émission « Sahtek Bin Yeddik », le Dr Linda Oumnia-Idir, nutritionniste, met en lumière l’importance d’une alimentation anti-inflammatoire durant le mois sacré. Une approche qui séduit de plus en plus celles et ceux qui souhaitent préserver leur santé tout en respectant le jeûne.
D’emblée, elle part d’un constat : «Beaucoup de personnes entament le mois de Ramadhan en bonne santé et le terminent avec des maladies ». Selon elle, l’excès de sucre, de pain et de produits transformés favorise l’inflammation, un mécanisme impliqué dans la majorité des maladies chroniques. « Toutes les maladies chroniques impliquent une inflammation », rappelle-t-elle, soulignant que « si nous adoptions une alimentation anti-inflammatoire, toutes ces maladies seraient en nette diminution ».
Elle distingue clairement les aliments pro-inflammatoires – sucre, pain blanc, viandes rouges en excès, lait consommé abondamment, produits industriels riches en conservateurs, colorant et sel –, des aliments anti-inflammatoires qui, eux, protègent l’organisme. « Le pain, en réalité, c’est du sucre, et durant le Ramadhan nous en abusons », déplore-t-elle.
Des alternatives simples existent pourtant. « On peut remplacer le sucre par du sucre de dattes », conseille-telle, tout en recommandant de substituer la farine blanche par de la farine complète. Elle invite également à privilégier les viandes blanches, les sardines, les œufs, et à instaurer « une ou deux journées par semaine sans protéines animales », au profit des légumes et des protéines végétales, bénéfiques pour le foie, le système digestif et les reins.
Au-delà de l’assiette, elle rappelle que « boire beaucoup d’eau, dormir suffisamment et bouger, même par une simple marche » sont des piliers essentiels. Pour le f’tour, elle suggère une soupe de légumes ou une chorba beida, un plat à base de poulet, un bourek cuit au four ou remplacé par des quiches maison, et un dessert préparé avec du sucre de dattes et de la farine complète.
Son message est clair : « Avec des ajustements, on peut terminer le mois de Ramadhan en aussi bonne santé qu’au départ, voire en meilleure santé ».
Hassina Amrouni