Bien que les antidépresseurs aient été associés à des risques dans des études précédentes, une étude récente menée par des scientifiques de l’Institut de psychiatrie, de psychologie et de neuroscience du King’s College de Londres a révélé que les patients ayant reçu des antidépresseurs étaient environ deux fois moins susceptibles de contracter le Covid-19.
Une prescription récente d’ISRS réduirait également d’environ 40 % la probabilité d’un test Covid positif.
Selon ladite étude publiée dans BMC Medicine, les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), qui sont les antidépresseurs les plus couramment prescrits, pourraient jouer un rôle préventif contre la contamination au Covid-19, en complément de la vaccination.
Le Docteur Oleg Glebov, maître de conférences au Département de psychiatrie de la vieillesse de King’s IoPPN et auteur principal de l’étude, affirme que malgré le succès de la vaccination contre le Covid-19, certaines personnes, en particulier les personnes immunodéprimées, ont connu des bénéfices limités.
Cependant, leurs travaux antérieurs ont montré que les antidépresseurs pourraient cibler les processus de biologie cellulaire de l’infection au Covid-19, offrant ainsi un bénéfice clinique potentiel.
Le Dr Glebov suggère que l’utilisation de médicaments courants comme les antidépresseurs pourrait aider à freiner la propagation du virus sur le long terme.
Il estime que l’association entre les antidépresseurs et la réduction des risques de Covid-19 est suffisamment forte pour justifier une enquête plus approfondie sur une population plus large.
Meriem Azoune