La leucémie myéloïde aiguë (LAM) est un cancer du sang qui touche principalement les adultes, mais certains enfants peuvent aussi être affectés. Récemment, un sous-type de cette leucémie, appelé LAM avec translocation t(7;12), a attiré l’attention de la communauté scientifique. Reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette forme rare de leucémie se caractérise par une anomalie génétique spécifique. Une étude récente a permis de mieux comprendre cette maladie et de faire des avancées significatives sur ses mécanismes.
Un gène clé identifié : MNX1
Les chercheurs ont découvert que la présence d’un gène appelé MNX1 joue un rôle central dans cette forme de leucémie. Bien que cette leucémie soit associée à d’autres gènes comme ETV6, c’est l’expression de MNX1 qui semble être le facteur déterminant. Cela signifie que, chez les enfants atteints de cette maladie, la détection de ce gène pourrait être un indicateur crucial pour comprendre et traiter la maladie.
Des résultats prometteurs mais des défis restent
Les scientifiques ont étudié des enfants atteints de cette leucémie et ont trouvé des différences génétiques importantes, mais un point commun entre tous les patients : l’expression anormale du gène MNX1. Cela a permis de mieux cerner les caractéristiques de cette maladie, même si les autres gènes en jeu, comme ETV6, ne semblent pas avoir une influence aussi forte.
Les chercheurs ont aussi observé que cette leucémie touche principalement les très jeunes enfants, souvent avant l’âge de 2 ans, et que son évolution est difficile à prédire. Même si le taux de survie global est plutôt bon pour les enfants traités (avec un taux de 89 % à cinq ans), la rechute de la maladie après un traitement reste un problème majeur. Environ la moitié des patients rechutent après une chimiothérapie standard, mais des traitements plus avancés, comme la greffe de cellules souches, se révèlent efficaces.
Un espoir pour le futur
Cette recherche ouvre la voie à des traitements plus ciblés pour les enfants atteints de cette forme spécifique de leucémie. Grâce à une meilleure compréhension des mécanismes génétiques à l’œuvre, les médecins pourront proposer des traitements plus adaptés à chaque patient. Cependant, cette étude reste préliminaire et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour améliorer les taux de guérison et éviter les rechutes.
En résumé, bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans la compréhension de cette leucémie rare, la route reste encore longue pour offrir aux patients les meilleures chances de guérison.
Nouhad Ourebzani
