Une méta-analyse réalisée par une équipe de recherche internationale et publiée le 18 septembre 2024 dans la revue BMJ recommande aux patients souffrant de migraines de réserver les traitements les plus récents aux cas de résistance ou de contre-indications aux médicaments classiques.
Compilant plus de 200 recherches sur différents médicaments, l’étude en question met en lumière l’efficacité limitée des nouveaux traitements par rapport aux antidouleurs traditionnels.
Selon l’étude, les triptans, introduits il y a environ une trentaine d’années ont marqué une avancée significative dans le traitement de la migraine, s’ajoutant ainsi aux antidouleurs classiques, comme l’aspirine et l’ibuprofène, moins spécifiques. Cependant, un tiers des personnes souffrant de migraines ne parviennent pas à obtenir un soulagement adéquat avec ces médicaments, soit en raison de résistances, soit à cause de contre-indications, notamment chez les patients présentant un risque cardiovasculaire.
Il y a quelques années, une nouvelle génération de médicaments a fait son apparition, comprenant notamment la famille des gépants comme le rimégépant (Vydura) et l’ubrogépant (Ubrelvy), ainsi que le lasmiditan (Reyvow) et dont le mécanisme d’action est distinct. Toutefois, selon l’étude, ces derniers ne devraient être envisagés qu’après avoir essayé d’autres traitements. Les chercheurs soulignent que « l’élétriptan, le rizatriptan, le sumatriptan et le zolmitriptan sont plus efficaces que des médicaments plus chers et qui viennent d’être mis sur le marché ».
Ils recommandent donc de privilégier d’abord les triptans, qu’ils jugent sous-utilisés, et, si cela n’est pas possible, d’opter pour des antidouleurs traditionnels comme l’aspirine et l’ibuprofène.
Hassina Amrouni