L’Algérie valorise son expérience sanitaire et vise un rayonnement africain avec l’UNICEF

Le ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a reçu au siège du ministère une délégation du bureau de l’UNICEF en Algérie, conduite par Mme Katerina Johansson, en présence de cadres de l’administration centrale. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement du partenariat entre l’Algérie et l’organisation onusienne, notamment dans les domaines stratégiques de la santé de la mère et de l’enfant.

Les échanges ont permis d’examiner les mécanismes de consolidation de la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur l’amélioration de la qualité des services de santé et le partage de l’expérience algérienne à l’échelle continentale. Les deux parties ont également abordé les perspectives de transfert de savoir-faire, dans un contexte où les systèmes de santé africains cherchent à gagner en efficacité et en résilience.

Au début de la rencontre, les discussions ont porté sur le renforcement de l’action humanitaire en faveur des populations vulnérables, notamment les réfugiés. L’accent a été mis sur la nécessité de soutenir davantage les interventions sanitaires de terrain afin de garantir un accès équitable aux soins essentiels.

La représentante de l’UNICEF en Algérie a, pour sa part, rappelé le rôle historique de l’organisation, considérée comme l’une des principales institutions internationales engagées en faveur des catégories fragiles. Elle a mis en avant les efforts déployés par l’UNICEF pour accompagner les pays dans le développement de leurs systèmes de santé, notamment à travers l’intégration des technologies modernes, en particulier dans le domaine de la vaccination.

De son côté, le ministre de la Santé a présenté un exposé détaillé sur l’expérience algérienne en matière de politique vaccinale. Il a notamment souligné le rôle pionnier de Institut Pasteur d’Algérie dans la production de vaccins, mettant en avant un savoir-faire national consolidé au fil des décennies. Cette expertise, a-t-il indiqué, constitue un levier important pour renforcer la souveraineté sanitaire du pays, un enjeu devenu central à la lumière des enseignements tirés de la pandémie de COVID-19.

Les discussions ont également mis en lumière l’importance stratégique de la transformation numérique du secteur de la santé. Le ministre a évoqué le lancement imminent de plusieurs plateformes numériques, dont le dossier médical électronique du patient, destiné à améliorer la prise en charge globale, depuis la prévention jusqu’au traitement. L’intégration de l’intelligence artificielle et le développement de la télémédecine figurent également parmi les priorités annoncées.

Par ailleurs, les deux parties ont insisté sur le rôle essentiel de la santé de proximité, considérée comme un pilier fondamental pour rapprocher les services de santé des citoyens et renforcer les actions de prévention. Dans ce cadre, la coopération Sud-Sud a été identifiée comme un axe stratégique majeur, permettant le partage des expériences réussies entre pays africains.

Mme Johansson a salué l’expérience algérienne, notamment dans les domaines de la santé maternelle et infantile ainsi que des programmes de vaccination, qu’elle a qualifiée de modèle inspirant. Elle a exprimé la disponibilité de l’UNICEF à accompagner l’Algérie dans la valorisation et le transfert de cette expertise vers d’autres pays du continent.

En conclusion, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre et d’intensifier leur collaboration, dans une perspective durable visant à améliorer la santé des populations, en particulier les plus vulnérables, et à consolider les acquis du système de santé algérien.

Nouhad Ourebzani 

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