Après des mois de vacances, sans réveil matinal, des couchers tardifs et des journées qui s’organisent au gré des envies, le retour au rythme scolaire peut être difficile pour les enfants.
A quelques semaines de la rentrée, inutile toutefois de vouloir tout remettre en ordre du jour au lendemain. Leur horloge biologique a besoin d’un peu de temps pour se recaler.
Le plus simple est de commencer progressivement. Si l’enfant s’endort habituellement vers 22h 30 ou 23h pendant les vacances, on peut avancer l’heure du coucher de 15 à 30 mn, tous les un ou deux jours, plutôt que de lui imposer brutalement un coucher beaucoup plus précoce. Même principe pour le réveil : réduire peu à peu les grasses matinées, permet de rapprocher naturellement les horaires de ceux des jours d’école. Le réveil joue d’ailleurs un rôle essentiel dans le réglage de l’horloge interne. Se lever à heure régulière aide le corps à retrouver progressivement une somnolence suffisante le soir.
Autre alliée précieuse : la lumière naturelle. Dès le matin, ouvrir les volets, prendre le petit-déjeuner près d’une fenêtre ou, mieux encore, sortir quelques minutes permet à l’organisme de recevoir un signal clair indiquant que la journée commence. La lumière matinale participe en effet à la synchronisation de l’horloge biologique et facilite le retour à un rythme veille-sommeil plus régulier.
A l’inverse, les soirées peuvent progressivement redevenir plus calmes. Les écrans particulièrement stimulants pour les enfants, ont tendance à retarder l’endormissement lorsqu’ils sont utilisés juste avant le coucher. Quelques jours avant la rentrée, mieux vaut donc réinstaller une routine : dîner à une heure raisonnable, activités tranquilles, histoire ou lecture avant le coucher, puis extinction des écrans, avant d’aller dormir.
Pour les plus jeunes qui font encore la sieste, elle reste évidemment importante. En revanche, une sieste longue ou trop tardive peut rendre l’endormissement du soir plus difficile. Mieux vaut donc privilégier un temps de repos plus tôt dans l’après-midi.
Enfin, pas question de culpabiliser au moindre réveil difficile. Quelques jours de fatigue, d’irritabilité ou de mauvaise humeur sont assez logiques après plusieurs semaines de rythme décalé. L’essentiel est de retrouver progressivement des horaires réguliers, de profiter de la lumière du matin et de recréer des repères familiers.
Hassina Amrouni